Histoire des douze Imams Alh-ul-bayt (a.s)
Imam Ali Ibn Abou Tâlib

De la naissance jusqu’à la mission prophétique de Mohammad.

Tel que nous l’avons souligné, si nous divisons l’ensemble de la vie de l’Imam Ali (as) en cinq séquences, nous verrons que la première avant la révélation ne couvre pas plus de dix ans. Ce qui revient à dire quele Prophète (ç) n’avait pas encore trente ans à sa naissance, pourtant il a reçu le message de Dieu à quarante ans. Donc, l’Imam Ali (as) n’avait pas plus de dix ans au moment de la révélation.

Sous l’ombre du prophète (ç).

Pour se construire une personnalité et recevoir une éducation morale et spirituelle durant cette période délicate, l’Imam Ali (as) a grandi dans la maison du Prophète (ç) où il reçut de celui-ci une éducation.

Les historiens musulmans rapportent à ce propos:

« La Mecque fut frappée une année par une sérieuse famine. A l’époque, l’oncle du Prophète (ç) Abou Talib (as) avait une grande famille dont la charge pesait sur ses épaules. Le Prophète (ç) suggéra à l’un de ses oncles (Abbas) l'un des riches de Baní Hachim de prendre chacun un enfant d’Abou Talib (as) afin de lui alléger les dépenses. Abbas accepta la proposition de Mohammad (ç). Les deux se rendirent alors chez Abou Talib (as) pour en parler avec lui. Abou Talib (as) accepta la proposition. Finalement Abbas prit Ja’far et le prophète (ç) Mohammad (ç) choisit Ali (as) et l'éleva dans sa maison jusqu'au moment où il fut promu messager. L’Imam Ali (as) crut en lui, attesta sa mission et le suivit.[1]

Après avoir pris l’Imam Ali (as) le prophète (ç) de l’Islam dit: «J’ai pris celui que Dieu a choisi pour moi»[2]. Le Prophète (ç) avait grandi dans la maison de son oncle Abou Talib (as) après le décès d'Abdoul Moutallib. En choisissant d'éduquer l’un de ses enfants, il voulut ainsi essayer de compenser les efforts consentis par Abou Talib (as) et sa femme Fatima Bintou Assad pour l'élever. Parmi leurs enfants, il choisit Ali Ibn Abou Talib (as).

Dans le sermon "Ghassiya" prononcé pendant son califat, l’Imam Ali (as) revient ainsi sur cette période de son éducation: «Vous (compagnons du prophète (ç)) savez très bien le lien de parenté qui m'unit au Prophète (ç) et le rang exceptionnel que j’occupe auprès de lui? Vous savez que lorsque j’étais enfant, le prophète (ç) me tenait dans ses bras, me serrait sur sa poitrine, puis me couchait dans son lit de telle sorte que son corps effleurait le mien, je sentais aussi sa bonne odeur. Il mettait la nourriture dans ma bouche et tel un enfant derrière sa mère, je le suivais partout. Il m’enseignait chaque jour les bonnes conduites et m'ordonnait de les appliquer».[3]

Ali (as) dans la grotte du mont Hira.

Bien avant d'être promu prophète (ç), Mohammad (ç) allait chaque année passer un mois dans la grotte du mont Hira[4] pour se recueillir et adorer Dieu tranquillement. Il donnait à manger à chaque pauvre qui venait vers lui durant cette période et quand le mois touchait à sa fin, il retournait chez lui. Il allait d’abord visiter la mosquée sacrée, effectuait sept fois le tour de la Ka'ba et rentrait chez lui ensuite[5].

Des témoignages montrent que le Prophète (ç) avait une considération particulière pour l’Imam Ali (as) il l'emmenait avec lui pour un mois dans la grotte d’Hira.

L'Imam Ali (as) était aux côtés du Messager de Dieu lorsque l’ange de la révélation (Gabriel) descendit dans la grotte lui annoncer le début de sa mission prophétique, l’Imam Ali (as) était à ses cotés ce jour-là. C'était le mois au cours duquel le Prophète (ç) partait se recueillir dans la grotte. L’Imam Ali (as) revient sur ce sujet dans le sermon Ghassiyat ainsi :

«J'étais le seul qui voyait le Prophète (ç) quand il se retirait dans une grotte du mont Hira chaque année pour adorer Dieu…J’entendais les gémissements de désespoir de Satan lors de la réception de la révélation divine par Mohammad (ç), je demandai au prophète (ç): «c’est quoi ce gémissement? C’est le gémissement de Satan, précisa-t-il. Ces gémissements signifient qu’avec l'établissement de l’adoration de Dieu sur Terre, il a perdu tout espoir d’être obéi. Tu entends donc ce que j’entends et tu vois aussi ce que je vois, sauf que tu n’es pas un prophète (ç), mais mon successeur, lève-toi, car tu es honoré»[6].

Bien que ce discours concerne la dévotion du Prophète (ç) après la révélation, les indices précédents prouvent toutefois que ce discours a aussi des liens avec la période avant la révélation. Car avant la révélation, Mohammad Ibn Abdellah (ç) avait l'habitude de se retirer dans la grotte du mont Hira pour adorer Dieu. De toutes les façons, l’éducation inculquée par le noble Prophète (ç) à l'âme pure de l'Imam Ali (as), lui a permis d’avoir un cœur élevé, une exceptionnelle clairvoyance et des oreilles fines, il voyait des choses et entendait des voix inaudibles pour le commun des mortels.

Ibn Hadid Mo’tazili écrit dans son livre Charh ul-Nahjul balagha : «Il est rapporté dans les livres authentiques que l’Imam Ali (as) était aux côtés du Prophète (ç) quand l’ange Gabriel était descendu pour la première fois l’honorer et l’élever au rang de prophète (ç)»[7]

Il est rapporté de l’Imam Sadiq (as) : «Bien avant la mission prophétique de Mohammad (ç), Ali (as) voyait la lumière de la prophétie et entendait la voix de l’ange de la révélation qui s'adressait au Prophète (ç). Le Prophète (ç) de l’Islam lui dit : «si je n’étais pas le dernier prophète (ç), tu aurais mérité le rang de prophète (ç), mais tu es mon successeur et mon héritier, le maître des successeurs, et le leader de tous des pieux».[8]

De l'élévation au rang de Prophète (ç) à l’émigration

La deuxième partie de la vie de l’Imam Ali (as) va de la révélation jusqu'à l’émigration du Prophète (ç) à Médine, une période qui dura dix ans. Cette phase de sa vie brille par un ensemble de services, de prodigieux efforts et de gigantesques prouesses accomplies pour le développement de l’Islam, des exploits que personne à part lui n'a réalisés dans l'histoire de l'Islam.

La première personne à se convertir à l’Islam.

La première fierté de l’Imam Ali (as) dans cette période est d'avoir devancé tout le monde dans l’adhésion à l’Islam. En effet, son passé présentait déjà un profil Islamique, car depuis son enfance, il était monothéiste et ne s'est jamais souillé avec le culte des idoles[9] pour qu’on dise que son Islamisation est une sorte de renoncement au polythéisme, contrairement aux autres compagnons du noble Prophète (ç). Le fait d’avoir précédé tout le monde dans l’adhésion à l’Islam est un mérite mentionné dans le saint Coran qui précise que ceux qui ont précédé les autres dans l’Islam ont un grand mérite auprès de Dieu, car Allah dit : « Les premiers (à avoir adhéré à l’Islam) sont ceux qui seront les premiers (dans l'au-delà), ce sont ceux-là les plus rapprochés auprès d'Allah»[10]

La considération particulière que le Coran porte à ce sujet est importante car il accorde une attention exceptionnelle à ceux qui ont cru et qui ont sacrifié leurs vies et leurs fortunes pour la cause de Dieu avant la conquête de la Mecque, tout comme ceux qui ont cru et qui ont combattu dans la voie de Dieu après la victoire des musulmans sur les mécréants Mecquois. N’en parlons pas de ce ceux qui ont manifesté leur Islam dès les premières heures de la révélation, car il (le Coran) dit: « ceux parmi vous qui ont dépensé leurs biens et combattu (pour la cause de Dieu) avant la victoire ne sont pas égaux à ceux qui ont dépensé et combattu (après la victoire.) Les premiers auront le plus haut rang. Dieu a promis de belles récompenses. Dieu connait parfaitement ce que vous faites»[11]

L'honneur particulier accordé aux musulmans qui ont embrassé l’Islam avant la conquête de la Mecque (en l’an 8 de l’hégire) relève du fait qu’ils ont cru en Islam alors qu'elle ne s’était pas encore imposée et au moment où les bases de l'idolâtrie à la Mecque demeuraient encore inébranlables. En plus, la vie et la fortune des musulmans étaient constamment menacées. Bien entendu, les musulmans vivaient une forme de sécurité précaire après l’émigration à Médine et après la conversion des Aos et les Khazrajs à l'Islam, ainsi que des tribus aux alentours de Médine, grâce aux victoires acquises lors des affrontements militaires. Mais le danger n’était pas totalement écarté. Donc, dévoiler son appartenance à l’Islam et sacrifier sa fortune et son âme dans ces conditions étaient des actes d'une valeur particulière. Sans doute, la proclamation de la foi au début de l’Islam a une grande valeur, car les Qorayshites et les idolâtres étaient en position de force majeure.

Ainsi, les premiers à adhérer à l’Islam parmi les compagnons du Prophète (ç) font parti des gens heureux.

Cela justifie l'importance de la position de l'Imam Ali (as) qui avait devancé tout le monde dans l'adhésion à l’Islam.

Preuves de la préséance d’Ali (as) dans l'adhésion à l’Islam.

Les preuves qui attestent que l'Imam Ali (as) a devancé tout le monde dans l'adhésion à l’Islam sont si nombreuses dans les textes Islamiques qu’on ne peut toutes les énumérer dans ce livre. Mais nous allons citer quelques unes à titre exemple :

A. Bien avant tout le monde, le Prophète (ç) en personne a annoncé que l’Imam Ali (as) est le premier de ses compagnons à adhérer à l’Islam; Il (ç) dit en effet : «Ali Ibn Abou Talib (as) est la première personne à entrer dans le bassin (Kawthar), et la première personne à se convertir à l’Islam».[12]

B. Les savants et les rapporteurs de hadiths mentionnent :«le prophète Mohammad (ç) a reçu la révélation le lundi et le lendemain mardi, l’Imam Ali (as) effectuait la prière avec lui».[13]

C. L’Imam Ali (as) dit dans le sermon Ghassiyat:«Ce jour là,l’Islam n’existait que dans la maison du Prophète (ç) et de Khadîdja, et je fus la troisième personne. je voyais la lumière de la révélation et du message puis je sentais la prophétie»[14]

D. L’Imam Ali (as) rapporte sa préséance à l’Islam dans certains endroits aussi :«Seigneur, je suis la première personne à se tourner vers Toi, j’ai entendu Ton appel et j’ai répondu à l’appel du Prophète (ç), personne ne m’a précédé à la prière si ce n'est le prophète (ç)».[15]

E. Ali (as) dit:«Je suis le serviteur de Dieu, le frère du Prophète (ç) et le grand véridique, celui qui affirme la même parole n’est qu’un menteur et un calomniateur. J’ai prié sept ans avec le Prophète (ç) bien avant les autres»[16]

F. Oufif Ibn Ghaiss dit:«pendant la période préislamique, j’étais vendeur de parfum. Dans l’un des voyages commerciaux à la Mecque, j’ai été l’invité d’Abbas (l’un des grands commerçants de la Mecque). Un jour, j’étais assis avec Abbas dans la mosquée de la Mecque. Le soleil était au milieu du ciel quand un jeune au visage brillant tel la lune pénétra dans la mosquée. Il jeta un coup d’œil au ciel, s'orienta ensuite face à la Ka'ba et se mit à faire la prière. Un instant après, un autre jeune homme au visage aimable se joignit à lui et se plaça à sa droite. Une femme voilée vint se tenir derrière eux et les trois se mirent à prier. Je fus surpris de constater que trois personnes avaient opté pour une autre religion que le culte des idoles dans le sanctuaire des idolâtres. Je me tournai vers Abbas et dis : «c’est quelque chose d’exceptionnelle »! Abbas aussi répéta la même chose et ajouta: « connais-tu ces deux personnes»? Je répondis par la négative. Il dit: « la première personne venue avant les deux est mon frère Mohammad Ibn Abdellah (ç) ». La deuxième personne est un autre frère à moi Ali Ibn Abou Talib (as), et la troisième personne est l’épouse de Mohammad (ç). Il prétend que sa religion provient de Dieu. Présentement, hormis ces trois personnes, nul ne s'est encore attaché à cette religion sur Terre»[17]

Cet évènement prouve clairement qu’au début de l’appel du Prophète (ç) de l’Islam, personne n’avait encore adhérer à l’Islam hormis sa femme Khadîdja et Ali (as).

Le protecteur et successeur du prophète (ç)

Le Prophète (ç) a appelé les gens à l'Islam secrètement durant trois ans. Il s’approchait discrètement des personnes qui pressentaient le profil de celui qui pouvait adhérer à l’Islam. Trois ans après, l’ange Gabriel vint lui transmettre la parole de Dieu afin qu’il commence son appel général par sa famille et ses proches : «Informe [et invite à Dieu] tes proches parents. Fais preuve d'indulgence avec les croyants qui sont avec toi. S’ils te désobéissent, dis (leur) : je désavoue vos actes»[18]

Entamer son appel universel par sa famille se justifie par le fait que son appel n’aurait vraiment pas d'impact sur les autres si les proches d’un dirigeant ne croient en lui, car les proches sont parfaitement au courant de ses secrets, ses bonnes et mauvaises habitudes. Donc, leur foi en lui est une confirmation de ce qu’il prétend être. De même, si la majorité de ses proches refusaient de le suivre, cela signifierait que ses déclarations manquent de sincérité et de vérité.

C’est ainsi que le prophète (ç) ordonna à l’Imam Ali (as) de convier à déjeuner quarante cinq personnes parmi les grandes personnalités de Bani Hachim. Il prépara ensuite un repas à partir de la viande et du lait.

Tous les invités se précipitèrent chez le prophète (ç).

Après le déjeuner, l’oncle du prophète (ç) Abou Lahab troubla la séance avec des paroles méprisantes, ensuite la séance s’acheva sans un résultat concret et les invités quittèrent le domicile du prophète (ç).

Le Prophète (ç) décida de les inviter à nouveau le lendemain excepté Abou Lahab. Avec la recommandation du Prophète (ç), l’Imam Ali (as) fit un repas accompagné de lait et invita les personnalités de Bani Hashim à déjeuner et écouter ensuite le message du Prophète (ç). Les invités arrivèrent comme prévu.

Après le repas, le Prophète (ç) s’adressa à eux ainsi :

«Nul n’a été porteur pour son peuple d’une aussi précieuse chose que ce dont je vous apporte. Je vous ai apporté le bonheur de ce bas monde et de l’au-delà. Mon Seigneur m’a ordonné de vous appeler à l'unicité, et Son message. Qui est prêt à m’assister dans cette voie pour être mon frère, mon successeur et mon représentant parmi vous?»

Après ce discours, il attendit un instant pour voir qui répondrait positivement à son appel en ce moment. Un silence total suivi de stupéfaction et de confusion régna sur l’assemblée. Puis, chacun baissa la tête et plongea dans une profonde réflexion.

Soudain, Ali (as) qui n’avait que quinze ans d’âge à peu près, rompit le silence, se leva, fit face au prophète (ç) et dit : «Ô Messager de Dieu! Je t’apporterai mon soutien dans cette voie. » Ensuite, il tendit sa main au Prophète (ç) pour lui donner l’allégeance. A cet instant, le Prophète (ç) ordonna à Ali (as) de s’asseoir et répéta sa parole pour la deuxième fois. Ali (as) se leva encore pour réaffirmer son engagement. Cette fois encore il lui ordonna de s’assoir, puis il reprit la parole pour une troisième fois, et en dehors d’Ali (as) une fois de plus, personne ne manifesta sa disponibilité. Il fut le seul à déclarer son soutien aux nobles objectifs du Prophète (ç). C’est ainsi que le Prophète (ç) posa sa main sur la main d’Ali (as) et proclama son discours historique concernant Ali (as) en présence des grandes personnalités de Bani Hashim :

«Oh mes proches ! Ali est mon frère, mon successeur parmi vous»[19]. En conclusion, le premier successeur du Prophète (ç) de l’Islam fut nommé par le dernier des messagers de Dieuà un moment où la révélation n’était qu’à ses débuts.

La proclamation de la prophétie et la succession d’Ali (Imamat) le même jour par le Prophète (ç) qui dit à ses proches dans l’assemblée:«Ô gens! Je suis l’envoyé de Dieu.» Et dans ce même discours il dit:«Ali est mon successeur.»

En regardant la valeur de l’Imamat dans l’Islam, nous retenons que ces deux rangs ne se séparent jamais car l’Imamat est la continuité de la prophétie.

Le grand sacrifice.

Suite au deuxième accord d’Oqba entre le Prophète (ç) et les habitants de Yathrib[20], le 13 zhoul hiddja[21], ces derniers invitèrent le Prophète (ç) à s’installer chez eux, et ils promirent de le défendre. Les jours suivants, les musulmans de la Mecque émigrèrent progressivement vers Yathrib. Les leaders des tribus Qoraysh apprirent qu’une nouvelle base pour la propagation de l’Islam avait été implantée à Yathrib. Pour cela, ils sentirent le danger et redoutèrent la revanche du Prophète (ç) après toutes les oppressions qu’ils lui avaient fait subir ainsi qu’à ses compagnons. Supposons même que le Prophète (ç) n’avait pas l’intention de mener un combat contre eux. Toutefois, la menace pesait sur les caravanes commerciales des Qoraysh qui passaient par Yathrib à destination de la Syrie. Pour faire face à ce danger, l’assemblée consultative de la Mecque tint une réunion à Darou-nadwa, à la fin du mois de Safar[22] de la quatorzième année de la révélation afin de réfléchir sur cette question. Certains suggérèrent dans cette assemblée de mettre le noble Prophète (ç) en résidence surveillée ou de le bannir, mais la suggestion fut rejetée. Ils décidèrent finalement de l’assassiner. Mais l’assassinat du Prophète (ç) n’était pas chose aisée, car la tribu de Bani Hashim ne se laisserait pas faire et chercherait à venger le sang du Prophète (ç). Ils décidèrent finalement que chaque tribu devait désigner une personne pour que l’assassinat du Prophète (ç) se fasse en groupe pour qu’une seule personne ne porte seule le chapeau de l’assassinat. Ainsi, Bani Hashim ne pourra le venger sur personne, car il ne sera pas facile de combattre toutes les tribus. Ils seront obligés de se contenter du prix de sang, et l’affaire sera close.

Pour exécuter leur complot, les Qoraysh choisirent la date de la première nuit de Rabioul-awal. Dieu évoque ces trois complots dans le Coran ainsi: » Et rappelles-toi lorsque les impies usaient contre toi de nombreux stratagèmes pour t’arrêter (te mettre en prison) te tuer ou te bannir. Ils usaient de stratagème, mais Dieu élaborait un plan (contre les ruses des impies, et pour te protéger toi et les croyants) et c’est Dieu qui élabore le mieux (les plans) »[23]

A la suite de cette décision des Qorayshites, l’ange Gabriel informa le prophète (ç) du complot diabolique des mécréants et lui ordonna de quitter la Mecque pour Yathrib.

Pour démanteler le complot des ennemis, il était nécessaire au prophète (ç) d’avoir recours à la diversion pour pouvoir quitter la ville. Pour réaliser cela il fallait qu’une personne déterminée et dévouée se couche sur le lit du prophète (ç) durant la nuit afin que ceux qui veulent attaquer sa maison s’imaginent qu’il était toujours à l’intérieur afin de focaliser leurs attentions sur la maison et qu’ils perdent le contrôle des autres pistes. Ainsi, la seule personne à assumer ce rôle fut l’Imam Ali (as). Le Prophète (ç) expliqua le complot des Qoraysh à l’Imam Ali (as) en lui disant:

«Cette nuit, couches-toi dans mon lit, et couvres-toi avec le drap dont je me couvre souvent pour qu’ils m’imaginent en plein sommeil ».

Ali (as) exécuta scrupuleusement cette recommandation. Les bourreaux des Qoraysh encerclèrent la maison du prophète (ç) la nuit, et au petit matin, ils lancèrent un assaut sur la maison du prophète (ç) armés d’épées, Ali (as) se leva du lit. Ceux qui crurent que le complot avait été était parfaitement exécuté et couronné de succès, furent surpris en voyant l’Imam Ali (as). Ils s’adressèrent à lui ainsi:

- Où est Mohammad? Demandèrent-ils.

- Ali répondit: est-ce que vous m’aviez confié sa garde pour me le réclamer? Vous vous êtes comportés de telle sorte qu’il était obligé d’abandonner son domicile.

A ce moment-là, ils attaquèrent l’Imam Ali (as). Selon Tabari, ils le châtièrent, ensuite le trainèrent jusqu'à la sainte mosquée, puis après une brève arrestation, ils le libérèrent et poursuivirent le prophète (ç) vers Médine.

Alors que le Prophète (ç) était refugié dans la grotte de Thawr»[24]

Le saint Coran, évoque ce grand dévouement d’Ali dans l’histoire en le présentant comme faisant partie de ceux qui ont sacrifié leur vie dans la voie de Dieu:

«Tandis qu’il y a parmi les hommes celui qui, en cherchant l’agrément de Dieu, sacrifie son âme (pour sa cause) Dieu est clément envers Ses adorateurs»[25].

Les exégètes du saint Coran rapportent: «ce verset fut révélé à propos du grand dévouement d’Ali (as), la nuit où il dormit sur le lit du Prophète (ç)[26]. Protestant contre les six membres du bureau consultatif qu’Oumar (le deuxième calife) désigna pour élire le nouveau calife, l’Imam Ali (as) démontra sa supériorité sur eux, en ces termes :«je jure par Dieu, y a-t-il quelqu’un hormis moi qui dormit sur le lit du prophète (ç) durant cette nuit dangereuse et qui risqua sa vie lorsque le Prophète (ç) décida d’aller dans la grotte de Thawr? Tout le monde affirma: il n’y avait personne en dehors de toi».[27]

3. De l’émigration jusqu’au décès du prophète (ç).

Ali (as) le frère du Prophète (ç)

La fraternité Islamique et le lien parental font partie des bases sociales de la religion Islamique. Le prophète (ç) de l’Islam a fourni d’énormes efforts pour consolider ces liens à plusieurs reprises. Après son arrivée à Médine, il décida de consacrer les liens de fraternité entre les musulmans émigrés (Mouhadjirines) et les habitants de Médine (Ansar). En effet, lors d’une réunion, le prophète (ç) se leva et dit : «mettez-vous deux à deux et consacrez les liens de fraternité entre vous pour la cause de Dieu». C’est en ce moment-là que les musulmans se serrèrent les mains en signe de fraternité et cela renforça encore l’unité et la solidarité entre eux.

Bien entendu, ces liens de solidarité furent consolidés en tenant compte d’une certaine concordance en rapport avec la foi, les mérites et la personnalité Islamique de chaque musulman. Cela se comprend bien à partir de la précision sur les affinités que les individus partageaient ensemble.

Après avoir célébré les liens de fraternité entre les gens qui étaient présents, Ali (as) fut le seul qui semblait ne pas avoir trouvé de frère. Il s’adressa alors au prophète (ç) les yeux larmoyants: « Tu n’as pas consolidé de lien de fraternité entre moi et un frère. Le prophète (ç) dit: « tu es mon frère dans ce bas monde et dans l’au-delà»[28]

C’est alors qu’il proclama le lien fraternel entre lui et Ali (as).[29]

Ce sujet indique clairement la grandeur et le prestige de l’Imam Ali (as), et rend évident le niveau de son rapprochement avec le messager de Dieu.

Dans les champs de batailles

La vie de l’Imam Ali (as), de l’émigration jusqu’au décès du prophète (ç) est pleine d’évènements, plus particulièrement, ses actes de bravoure et de grands dévouements dans les champs de bataille. Après l’émigration à Médine, le messager de Dieu livra vingt-sept batailles contre les mécréants, les juifs et les insurgés. Ali participa à vingt-six de ces batailles, sauf l’expédition de Tabouk à cause des conditions sensibles qui régnaient dans Médine avec la conspiration des hypocrites qui menaçaient l’Etat Islamique en l’absence du prophète (ç). L’Imam Ali (as) resta donc à Médine sous les recommandations du prophète (ç). Il est impossible d’aborder en détail toutes ces batailles dans ce livre. Nous nous contenterons de présenter à titre d’exemple le rôle de l’Imam Ali (as) dans les quatre grandes batailles suivantes livrées à l’époque du prophète (ç):

A. La bataille de Badr.

Nous savons que la bataille de Badr fut la première

Batailleengagée entre les musulmans et les idolâtres, c’est pour cela que cette bataille fut la première épreuve d’affrontement entre les deux camps, raison pour laquelle la victoire de l’un de ces deux camps était décisive.

Cette bataille eut lieu la deuxième année de l’hégire. Le prophète (ç) fut informé que la caravane commerciale de Qoraysh était de retour de Syrie (Châm) et se dirigeait vers la Mecque sous le commandement d’Abou-Soufyane, l’ennemi juré de l’Islam. Et en plus de cela, la caravane traversait les territoires limitrophes de Médine. Suivi de 313 personnes composées de Mouhadjirine[30] et d’Ansars[31], le prophète (ç) se dirigea vers la zone de Badr où la caravane avait l’habitude de traverser.

L’objectif du prophète (ç) dans cette manœuvre était de faire savoir aux Qoraysh que les musulmans avaient à l’œil la caravane commerciale et si les mécréants continuaient à perturber l’évolution de l’Islam et la liberté des musulmans, leurs voies d’accès pour leurs activités économiques seraient fermées par les forces Islamiques.

Après avoir compris que les musulmans étaient en pleine manœuvre sur la voie principale, Abou Soufyane choisit un autre chemin qui passait à côté de la mer rouge et éloigna rapidement la caravane de la zone dangereuse. En plus de cela, il demanda les renforts auprès des notables Qoraysh de la Mecque.

Entre 950 et 1000 combattants aguerris parmi les Qoraysh se lancèrent vers Médine au secours d’Abou Soufyane. Le 17 Ramadan, ce contingent se retrouva face à face avec les musulmans, ce qui offrit à l’armée des idolâtres une supériorité qui faisait trois fois le nombre des musulmans de l’armée Islamique. Au début du combat, trois combattants de la tribu Qorayshite armés jusqu’aux dents, Houtbat (père de Hind, épouse d’Abou-soufyane), Chaiba (grand frère deHoutbat) et Walid (fils de Houtbat) descendirent sur le champ de bataille avec des cris de guerre, réclamant un adversaire pour le défi. En ce moment trois combattants parmi les Ansars avancèrent et se présentèrent avant de les affronter.

Les combattants Qoraysh refusèrent de les affronter, puis lancèrent un autre cri: « Oh Mohammad! Envoie-nous des personnes de la même tribu et de la même catégorie que nous pour le combat.» C’est ainsi que le Prophète (ç) ordonna à Oubaid Ibn Hârith Ibn Abdou Moutalib, Hamzah Ibn Abdou Moutalib, et Ali Ibn Abou Talib d’avancer sur la scène pour affronter ces trois personnes. Les trois combattants invincibles se positionnèrent dans l’arène et se présentèrent. Les combattants Qoraysh acceptèrent se battre contre ces trois personnes disant « ils sont de même catégorie que nous.».

Hamza affronta Chaiba, Obaida se mesura à Outba, et Ali le plus jeune croisa l’épée avec Walid le grand frère de Mouawyyah. Les combats furent engagés et dans un face à face bref, Ali et Hamza achevèrent leurs adversaires, tandis que le combat entre Oubaida et Outba faisaient encore rage. Personne n’arrivait à vaincre son adversaire. C’est ainsi que Ali et Hamza après avoir vaincu leurs adversaires se précipitèrent pour secourir Oubaida, puis achevèrent aussi Outba.[32]

Plus tard, Ali (as) rappela cet évènement dans l’une de ses lettres à Mouawiyyah: «Le sabre avec lequel j’ai abattu ton grand père (Outba), ton grand frère (Walid) et ton frère (Hanzalah) est toujours avec moi»[33]

Après la victoire des trois héros de l’armée Islamique sur les combattants Qoraysh qui affecta sérieusement les commandants de l’armée des idolâtres, la bataille générale fut engagée et se solda par une lourde défaite de l’armée des idolâtres qui vit soixante dix de ses combattants capturés …Plus de la moitié du camp adverses tomba sous l’épée de l’Imam Ali (as).

Le regretté Cheikh Moufid parle de 36 personnes tuées parmi les idolâtres lors de la bataille de Badr. Il écrit: «Les rapporteurs de hadiths sunnites et chiites sont unanimes que ces personnes là ont été tuées par l’Imam Ali (as), sauf les cas sur lesquels il y'a divergences à propos de ceux qui les ont abattus ou les cas dans lesquels l’Imam Ali à l’achèvement.[34]

Exceptionnel courage lors de la bataille d’Ouhoud.

Le moral des Qoraysh fut vraiment affecté par la défaite pendant la guerre de Badr. Pour venger leurs morts, et compenser cette défaite cuisante, ils décidèrent de lancer un assaut sur Médine, avec plusieurs combattants armés. Les services secrets du prophète (ç) l‘informèrent de l’initiative des Qorayshites.

Le prophète (ç) organisa un regroupement militaire pour faire face aux ennemis. Une partie des musulmans proposèrent de combattre l’ennemi en dehors de Médine. Le prophète (ç) quitta Médine accompagné de mille personnes en direction de la montagne d’Ouhoud au Nord de la ville. Trois cents personnes parmi les adeptes d’Abdellah Ibn Oubeiy (le fameux hypocrite) décidèrent de déserter l’armée sous l’action d’Oubeiy et rentrèrent à Médine. Ce qui réduisit le nombre des soldats dans les rangs des forces Islamiques à sept cents hommes. Tôt dans la matinée du 07 Chawwal de l’an 3 de l’hégire, les deux armées se retrouvèrent face à face dans les environs de la montagne d’Ouhoud. Bien avant le début de la bataille, le prophète (ç) de l’Islam étudia minutieusement le champ de bataille. Une possibilité d’être pris de revers par l’ennemi attira son attention.

Pour éviter cela, il chargea un archer du nom d’Abdellah Ibn Djoubeir de se poster sur la colline avec un contingent de cinquante hommes pour empêcher un éventuel assaut de l’ennemi par derrière. Il lui ordonna de ne pas abandonner cette position stratégique et sensible quel que soit la situation, que ce soit en cas de victoire ou de défaite des musulmans. Par ailleurs, le porteur de drapeau dans les batailles de cette époque avait un rôle très essentiel. C’est pour cela qu’on ne confiait le drapeau qu’au plus courageux. La résistance du porteur du drapeau qui le maintenait flottant au front motivait les combattants, de même qu’ils perdaient leur dynamisme quand le porte étendard tombait avec le drapeau. Pour cette raison, avant le début du combat ont choisissait quelques personnes les plus courageuses et invincibles comme porte-drapeau pour éviter que le moral des combattants soit affaibli.

Lors de cette bataille, les Qoraysh étaient conscients de cette réalité et avaient choisi les porteurs de drapeau au sein de la tribu Bani Abdou Dar, car ils étaient connus pour leur courage et leur bravoure.

Mais après le début de la bataille, leurs porte-drapeaux tombèrent l’un après l'autre sous l’épée de l’Imam Ali (as).

La chute consécutive du drapeau des Qoraysh fit régner l’instabilité et la baisse du moral au sein de l’armée des Qorayshites. Leurs éléments se mirent à fuir le combat.

Il est rapporté de l’Imam Sadiq(as) : «les porteurs du drapeau des idolâtres dans la bataille de Ouhoud étaient au nombre de neuf et ils furent abattus par l’Imam Ali (as)»[35]Ibn Athir dit aussi:«Ali fut celui qui vainquit les porteurs de drapeau des Qoraysh ».[36]

Selon les propos transmis par le regretté Sheikh Sadough, Ali utilisa cet élément dans son argumentation face aux six membres du conseil électoral désignés par le calife Oumar pour élire le calife après lui: «je jure par Dieu, y a t-il parmi vous quelqu’un qui a tué les neuf porteurs de drapeau de la tribu Bani Abdou-Dar si ce n’est moi (dans la bataille de Ouhoud) ?». L’Imam ajouta encore:« après avoir tué ces neuf personnes, leur valet du nom de Çhab avec une grande corpulence vint sur le champ de bataille très en colère, les yeux rouges, et il dit: «pour venger mes maîtres, je ne veux tuer que Mohammad »! En le voyant, vous vous êtes retirés du champ de bataille, mais moi, je suis allé l’affronter et nous avons échangé des coups; Ensuite, à force de frapper, sa hanche se fendit en deux» Tous les membres du conseil électoral de façon unanime reconnurent les propos de l’Imam Ali.[37]

Enfin, l’armée des Qoraysh fut vaincue. Des éléments sous le contrôle d’Abdellah Ibn Djoubeir voyant la scène, abandonnèrent leur position pour participer au ramassage du butin. Adboullah leur rappela les consignes du prophète (ç), mais cela ne servit à rien.

Plus de quarante personnes descendirent de la colline à la recherche des butins. Abdellah Ibn Djoubeir se retrouvait avec moins de dix hommes. Ayant constaté cette faille, Khalid Ibn Walid leur tendit une embuscade avec un groupe de cavaliers puis les attaqua. Après les avoir liquidés, il lança l’assaut sur les musulmans en passant par l’arrière de la montagne. C’est à ce moment que le drapeau des Qoraysh fut porté haut par une femme qorayshite du nom de Hamratou Bintou Halqamah, qui était venu encourager les combattants Qorayshites.

A partir de cet instant, la situation de la bataille se renversa complètement en faveur des Qorayshites, et les rangs des musulmans se retrouvèrent en désordre. Les rangs dispersés, le contact entre les commandants et les troupes fut rompu. Les musulmans furent vaincus et ils payèrent leur désobéissance par une lourde défaite et plus de soixante-dix personnes dans le rang des combattants musulmans tombèrent martyrs. Parmi eux, Hamzah Ibn Abdel Moutalib et Moushab Ibn Oumayr, l’un des porteurs de drapeau de l’armée musulmane.

D’autre part, lorsque l’ennemi répandit la rumeur sur la mort du Prophète (ç) au champ de bataille, la plupart des musulmans furent psychologiquement affectées. Puis, à la suite de la pression militaire des idolâtres, la majorité des musulmans reculèrent et se dispersèrent.

Dans le champ de bataille, la plupart des combattants musulmans prirent la poudre d’escampette, seuls quelques-uns qu’on pouvait compter du bout des doigts étaient restés auprès du Prophète (ç). C’était un moment critique et décisif dans l’histoire de l’Islam.

C’est ici que le rôle admirable de l’Imam Ali (as) se manifesta. En effet, il combattit vaillamment auprès du prophète (ç) avec son épée afin de le protéger contre les diverses attaques répétitives des idolâtres.

Ibn Athir écrit dans son livre: «Le Prophète (ç) aperçut un groupe d’idolâtres déterminé à mener l’assaut, il ordonna à Ali (as) de les attaquer. Ali obéit à l’ordre du prophète (ç) et les attaqua. Après avoir tué quelque uns, le reste se dispersa. Le prophète (ç) aperçut encore un autre groupe prêt à lancer l’offensive, il ordonna à Ali de les contrer, Ali les attaqua et tua quelque uns, les autres se dispersèrent.

C’est à ce moment que l’ange Gabriel dit au prophète «ceci est un grand dévouement remarquable de l’Imam Ali» le prophète (ç) de Dieu dit: «il (Ali) est de moi et je suis de lui.» c’est à cet instant qu’une voix venant du ciel dit: « il n’existe de sabre hormis Dhoulfiqar, et il n’existe de jeune vaillant hormis Ali[38]».

Ibn Abi Hadid écrit ainsi:

«Lorsque la plupart des compagnons du Prophète (ç) avaient pris la fuite, l’offensive des ennemis s’accentua sur le Prophète (ç). Une partie de la tribu de Bani Kanan et de la tribu d’Abdel Manat lancèrent l’assaut contre le Prophète (ç); Parmi eux, il y avait quatre vaillants combattants. Le Prophète (ç) ordonna à l’Imam Ali (as) de les repousser, Ali (as) qui combattait à pied chargea un groupe de cinquante personnes et réussit à les disperser. Ils se regroupèrent à plusieurs reprises et lancèrent des offensives contre le Prophète (ç), Ali (as) les repoussa à chaque fois. Dans ces attaques répétitives, quatre personnes parmi les vaillants combattants et dix autres personnes furent tués par Ali (as). Mais leurs noms n’ont pas été révélés dans l’histoire.

L’ange Gabriel dit au prophète (ç):

Certes Ali mène des actions rassurantes et les anges restent stupéfaits face à ce réconfort. Le prophète (ç) dit: cela ne peut être qu’ainsi car il est de moi et je suis de lui. L’ange Gabriel dit: moi aussi je suis de vous. Ce jour là on entendit une voix provenant du ciel qui répétait: «il n’existe de sabre hormis Dhoulfiqar, et il n’existe pas de jeune vaillant hormis Ali.» Mais l’annonceur était invisible. On interrogea le prophète (ç) pour savoir de qui était la voix? Il répondit: « c’est l’ange Gabriel[39]»

B. La Bataille d’Ahzab (les alliés) ou Khandaq (fossé).

La bataille des alliés, tel que son nom l’indique, était une bataille pour laquelle toutes les tribus et les différents groupements d’ennemis s’étaient réunis pour anéantir l’Islam. Alors que l’effectif des musulmans ne faisait pas plus de trois mille personnes.

Comptant sur le nombre de leurs combattants et la puissance de leur arsenal, les dirigeants de la tribu Qorayshite qui étaient aux commandes de cette armée avaient établi un plan de bataille avec lequel ils comptaient détruire les musulmans, et être pour toujours en paix de Mohammad (ç), et avec ses compagnons.

Lorsque le prophète (ç) fut informé du mouvement de troupe de Qorayshites, il convoqua une réunion militaire.

Dans cette réunion, Salman Farsi suggéra de creuser un fossé à l’endroit sensible où l’infiltration ennemie pesait le plus sur Médine. Ainsi, ils pourront empêcher l’ennemi d’entrer dans la ville. Cette proposition fut approuvée et en quelques jours, le fossé fut creusé grâce au dynamisme et au courage des musulmans, la largeur du fossé avait atteint une certaine limite infranchissable par les cavaliers des ennemis. Sa profondeur était de telle sorte qu’une personne ne pouvait en sortir facilement s’il y tombait. La puissante armée des idolâtres et les juifs associés arrivèrent. Ils croyaient qu’ils allaient affronter les musulmans dans le désert de Médine, comme dans les batailles précédentes. Mais cette fois ils ne virent aucune trace des musulmans hors de la ville. C’est ainsi qu’ils poursuivirent leurs chemins jusqu’à l’entrée de la ville. Ils constatèrent qu’un large et profond fossé avait été creusé dans les endroits pénétrables de Médine. Ils furent surpris, car les arabes ne connaissaient pas jusqu’ici cette technique de combat. Ils furent alors obligés d’encercler la ville de l’autre coté du fossé.

Selon certains hadiths, ils prirent environ un mois pour encercler Médine. A chaque fois que les soldats Qoraysh tentaient de traverser le fossé, ils se heurtaient à la résistance des musulmans, et aux gardes postés derrière la ligne défensive et chargés de surveiller le fossé. L’armée musulmane réagissait avec des flèches et des jets de pierres. Les flèches pleuvaient des deux cotés jours et nuits et aucune partie ne sortit victorieuse.

D’autre part, le siège de Médine par une telle armée avait entamé l’esprit de la plupart des musulmans. Précisément lorsque la trahison de la tribu juive fut répandue et que les rumeurs couraient qu’elle avait promis aux idolâtres qu’elle lancera l’assaut sur les musulmans dès qu’elle réussira à franchir le fossé.

Les jours sensibles et inquiétants

Le saint Coran évoque dans la sourate Ahzab (Les alliés) la situation difficile et précaire des musulmans à cause de ce siège: «Croyants, rappelez-vous le bienfait de Dieu à votre égard, quand des armées marchèrent contre vous et que nous envoyâmes contre elles des tempêtes et des légions que vous ne voyiez pas, Dieu voit parfaitement ce que vous faites. Rappelez-vous, quand elles sont venues vous attaquer d’en haut et d’en bas de votre cité, vos regards étaient éperdus, et les cœurs remontaient à la gorge ; et vous (les hypocrites) formuliez de fausses conjectures sur Dieu. En l’occurrence, les croyants ont été bien éprouvés et secoués d’une intense secousse. Rappelez-vous quand les hypocrites et ceux qui ont la maladie au cœur disaient: Dieu et Son prophète (ç) ne nous ont fait des promesses que pour nous tromper!

Et lorsque certains d’entre eux dirent: gens de Yathrib (Médine), il n’ya pas de place ici pour vous. Retournez chez vous. Et certains d’entre eux demandèrent au prophète (ç) la permission (de déserter le champ,) ils disent: nos maisons sont à découvert! Leurs maisons n’étaient pas à découvert, mais ils voulaient fuir. Et si Yathrib était diamétralement envahie et si ensuite l’ennemi leur avait demandé d’abjurer, ils l’auraient fait, et n’auraient guère tardé. Ils s’étaient pourtant engagés, naguère, envers Dieu, à ne pas tourner le dos à l’ennemi. Il leur sera demandé compte du pacte de Dieu »[40]

Avec la situation difficile qui prévoyait sur les musulmans, le fossé constituait toujours un obstacle pour les armées des alliés. La durée de cette situation leur devenait très difficile et couteuse, car la température devenait encore de plus en plus fraiche. D’autre part, les provisions qu’ils avaient prévues ne suffisaient que pour une guerre de courte durée comme la bataille de Badr ou d’Ouhoud.

La durée du siège, le déficit de provision entama sérieusement le moral des alliés et la motivation pour la guerre commençait à disparaitre. La faiblesse et la fatigue s’ajoutaient à tout cela. Pour cela les combattants de l’armée n’avaient aucune solution que de faire traverser leurs héros combattants par-dessus le fossé et briser l’impasse de la bataille. Pour cette raison, Cinq personnes parmi les héros de l’armée des alliés sautèrent sur le fossé en passant par un point étroit et réclamèrent un adversaire pour un face à face. L’un de ces valeureux guerriers fut le fameux combattant arabe réputé nommé Amr Ibn Abdou Wad, le plus puissant et plus vaillant combattant des arabes. Ils le comparaient à mille combattants, car lui seul avait vaincu un groupe d’ennemi dans la zone de Yalyal. Il était aussi connu par le surnom de Farisil-yalyal, (le brave de Yalyal).

Amr Ibn Abdou Wad avait participé à la bataille de Badr où il fut blessé, pour cette raison il n’avait pas participé à la bataille d’Ouhoud. Pour se faire remarquer, il se présenta à la bataille de Khandaq (les alliés).

Après avoir sauté le fossé, Amr poussa un grand cri en disant«y a t-il un adversaire?». Puisqu’il n’y avait personne parmi les musulmans pour l’affronter, il les défia et se mit à se moquer des croyants: « vous qui prétendez que vos morts vont au paradis et nos morts en enfer, y a t-il une personne parmi vous prête pour que je l’envoie au paradisou qu’il m’envoie en enfer?»

Ensuite, il récita des poésies héroïques dont le contenu dit: «après plusieurs cris demandant un adversaire parmi vous, j’ai perdu ma voix.»

Les cris d’appels successifs d’Amr Ibn Abdou Wad firent règner la peur dans le cœur des musulmans. Ils étaient cloués sur leurs positions et ne pouvaient ni bouger ni réagir.[41]

A chaque cri d’Amr Ibn Abdou Wad réclamant un adversaire, Ali (as) se levait et demandait au prophète (ç) la permission d’aller sur le champ de bataille le défier. Mais le Prophète (ç) ne le lui accordait pas.

Cela se répéta à trois reprises. La dernière fois qu’Ali demanda la permission pour le face à face, le Prophète (ç) dit à Ali: « Celui-là est Amr Ibn Abdou Wad!» Ali répondit ainsi: « moi aussi je suis Ali Ibn Abou Talib![42]

En fin de compte, le prophète (ç) lui donna la permission, lui céda son sabre, posa son turban sur sa tête et lui fit des bénédictions. Ali (as) se présenta sur le champ de bataille, et le prophète (ç) dit: «l’Islam tout entier fait face à l’idolâtrie toute entière[43]. Cette expression indique très bien que la victoire de l’un de ces deux combattants sur l’autre signifiait la victoire de la mécréance sur la croyance ou celle de la croyance sur la mécréance.

Autrement dit, c’était un combat à l’issu duquel le destin de l’Islam ou de la mécréance allait être clairement défini.

Ali (as) se précipita vers Amr, et lorsqu’il lui fit face, il lui dit : tu avais fait la promesse avec toi-même que si un Qorayshite sollicitait de toi trois choses tu l’accepterais.

- Il (Amr ben Abdou Wad) répondit: il en est ainsi.

- Mon premier vœu est que tu acceptes la religion musulmane, dit Ali

- Laissez tomber cette requête, répliqua Amr.

Quitte la bataille et fais demi-tour. Laisse l’affaire de Mohammad (ç) aux autres. S’il est véridique tu seras le plus heureux des hommes grâce à lui, et si c’est le contraire, ton objectif se réalisera sans engendrer la guerre.

- Les femmes Qoraysh ne tiendront jamais un tel propos. J’ai pris l’engagement de ne pas mettre l’huile de cheveux tant que je n’aurais pas pris ma revanche sur Mohammad, reprit Amr.

- Descends donc du chevalpour le duel,termina Ali.

- Je n’avais jamais imaginé qu’un arabe oserait me faire de telles doléances. Je n’aimerais pas que tu sois tué par moi, rentres, tu es encore jeune! répondit Amr.

- Mais moi, j’aurais le plaisir de te tuer! dit Ali.

- La parole de l’Imam Ali rendit Amr furieux et il descendit du cheval avec zèle et orgueil. Il découpa son cheval en deux et le jeta sur l’Imam Ali (as). Une bataille farouche fut engagée entre les deux. Amr Ibn Abdou Wad profita d’une occasion pour porter un coup violent sur la tête de l’Imam Ali (as). Ali le contrecarra avec le bouclier qui se fendit en deux tellement le coup était violent. L’Imam Ali fut blessé à la tête. C’est à cet instant que l’Imam Ali réagit et profita aussi d’une occasion pour lui porter un coup violent puis le terrassa par terre. Le nuage de poussière qui couvrait le champ de bataille empêchait les autres combattants de constater de près l’issu de la bataille.

Soudain, on entendit la voix de l’Imam Ali criant Allahou Akbar (Allah est le plus grand).

C’est ainsi que les combattants musulmans explosèrent de joie, et tout le monde comprit que l’Imam Ali (as) avait tué le grand héros des arabes[44].

La mort d’Amr Ibn Abdou Wad causa la fuite des quatre autres combattants qui avaient traversés le fossé avec lui et attendaient le résultat du combat. Trois d’entre eux réussirent à traverser le fossé pour joindre leur base, mais le dernier du nom de Naoufal tomba dans le fossé avec son cheval. Ali (as) descendit dans le fossé pour l’achever. La mort de ces héros avait affaibli l’esprit de l’armée des alliés. Ils étaient alors découragés de mener une quelconque offensive contre la ville de Médine. Toutes les tribus songèrent à rejoindre leurs domiciles.

Enfin, Dieu leur porta un dernier coup fatal en guise de châtiment. Un vent violent soudain provoqua une tempête et les alliés reprirent le chemin de leurs domiciles complètement désespérés[45].

A l’occasion de cette grande prouesse de l’Imam Ali, le Prophète (ç) s’adressa à lui ainsi:« son compare ton acte d’aujourd’hui aux actes de toute ma communauté, il sera le meilleur, car la mort de Amr a causé l’humiliation de tous les idolâtres et fait l’honneur de tous les musulmans»[46].

Le célèbre rapporteur de hadith de l’école sunnite, (Hakim Neyshabouri) a rapporté les propos du prophète (ç) en ces termes: « certes le duel entre l’Imam Ali et Amr Ibn Abdou Wad le jour de Khandaq (fossé) est meilleur aux actions de ma communauté jusqu’au jour de la résurrection»[47].

Bien sûr, la portée de ces propos est claire, ce jour-là l’Islam et le Coran étaient au bord du gouffre dans le champ de batille, ils traversèrent les moments les plus critiques de leurs existences.

C’est Ali Ibn Abou Talib qui a protégé l’Islam de ce danger grâce à son dévouement incomparable et il a assuré la progression de l’Islam jusqu’au jour du jugement dernier.

Les bases de l’Islam furent renforcées par la récurrence du dévouement de l’Imam Ali (as). Pour cette raison, l’adoration de tout le monde est redevable à l’Imam Ali (as).

D) La conquête de la forteresse de Khaybar.

En l’an sept de l’hégire, le Prophète (ç) décida de désarmer les juifs de Khaybar, son objectif portait sur deux choses :

1. Khaybar était le centre de conspiration et de la zizanie contre le jeune Etat Islamique. Les juifs collaboraient constamment avec les ennemis de l’Islam et se servaient de la forteresse pour mener des attaques contre la ville de Médine, précisément lors de la bataille du fossé où ils jouèrent un rôle très important dans la fortification de l’armée des alliés.

2. Bien qu’à cette époque l’Iran et Rome étaient des grands empires qui avaient eu à s’affronter pendant de longues années, l’émergence de l’Islam en tant que troisième puissance avec laquelle il fallait composer était inacceptable pour eux. Pour cela, il était évident que les juifs pouvaient utiliser la forteresse de Khaybar comme une base au profit de Rome et l’Iran pour ensemble anéantir l’Islam, tel qu’ils l’avaient fait en encourageant les idolâtres contre l’Islam. C’est ainsi qu’ils traitèrent avec faveur les deux empires afin d’anéantir la nouvelle religion (Islam).

Cette situation amena le Prophète (ç) à constituer une armée de 1060 combattants pour se diriger vers Khaybar.

La forteresse de Khaybar était dotée d’un arsenal défensif et des combattants juifs qui les défendaient farouchement.

Les efforts de l’armée Islamique avaient permis de faire tomber les sections de la forteresse de Khaybar les unes après les autres. Mais la forteresse de Ghamousse qui fut la plus grande forteresse et le centre des vaillants combattants juifs résistait encore. Les combattants Islamiques n’avaient pas la puissance nécessaire pour la vaincre. En plus de cela, un mal de tête empêcha le Prophète (ç) de se rendre sur le champ de bataille afin de prendre en charge le commandement de l’armée.

Pour cette raison, chaque jour il donnait le drapeau de l’armée Islamique à l’un des combattants musulmans et lui confiait la responsabilité de la conquête de cette forteresse.

Malheureusement, ils revenaient sans succès les uns après les autres. Un jour, il confia le commandement à Aboubakr et le jour suivant à Oumar Ibn Khatab, les deux revinrent au quartier général de l’armée Islamique sans succès. Cette situation était insupportable pour le Prophète (ç).

Voyant cette situation, il dit:«je donnerai ce drapeau demain à une personne par qui Dieu fera tomber cette forteresse; il aime Dieu et Son prophète (ç), et Dieu et Son prophète (ç) l’aiment»[48].

Cette même nuit, les compagnons du prophète (ç) étaient plongés dans une longue réflexion pour imaginer à qui le prophète (ç) allait donner ce drapeau. Lorsque le soleil se leva, les combattants musulmans entourèrent la tente du Prophète (ç) et chacun espérait acquérir le drapeau des mains du prophète (ç). C’est alors que le prophète (ç) dit: « où est Ali? »

Ils répondirent: « il soufre d’une inflammation de l’œil d’où il se repose ».

Le prophète (ç) dit: « amenez-moi Ali »! Lorsqu’Ali vint, le prophète (ç) pria pour ses yeux et grâce aux bénédictions du Prophète (ç), Ali (as) retrouva la santé. Il lui confia le drapeau.

Ali dit: «Oh prophète (ç) ! Je les combattrai jusqu’à ce qu’ils se convertissent à l’Islam.»

Le prophète (ç) dit:«vas vers eux, si tu atteints leur forteresse, appelle les d’abord à l’Islam. Rappelle-leur leurs devoirs vis-à-vis de Dieu (Obéissance à la religion de Dieu). Je jure par Dieu que si Dieu guide une personne à travers toi, cela est meilleur par rapport à un chameau rouge[49],[50] ». Ali (as) s’engagea avec cette recommandation et conquit cette forteresse solide et résistante avec un courage extraordinaire.

Le délégué et le représentant particulier du prophète (ç)

Il y avait cela plus de vingt ans que les agresseurs connaissaient la logique de l’Islam contre l’idolâtrie et le culte des idoles qui prédominaient entre les tribus païennes dans la région du Hijâz (l’Arabie). A cette période, presque la majorité connaissait la philosophie de l’Islam et sa position vis-à-vis du culte des idoles. Ils savaient que le culte des idoles n’était rien d’autre qu’une sorte d’imitation aveugle des ancêtres et leurs croyances erronées. Tellement les idoles sont si viles qu’ils ne peuvent rien faire pour les autres, voire se défendre contre la moindre attaque, à plus forte raison s’attirer le bonheur. Cette façon d’adoration misérable et malheureux ne méritent même pas une seconde d’éloges et de vénération.

Ceux qui ont écouté les paroles du prophète (ç) avec l’esprit éveillé, et avec le cœur sincère ont vécu un grand changement dans leurs vies et se sont détournés de l’idolâtrie, au profit de l’unicité de Dieu, précisément lorsque le Prophète (ç) conquit la Mecque, les religieux ont pu librement propager la religion dans cet environnement. Ce qui fit que la majorité des gens commencèrent à détruire les idoles dans les villes et dans une bonne partie des campagnes.

L’écho du monothéisme retentit dans le Hijâz.

Mais un groupe de fanatiques ignorants, qui avaient du mal à abandonner leurs vieilles habitudes, y demeurèrent et le tiraillement de leur conscience ne les laissait pas. Ils continuaient toujours à suivre des superstitions et illusions qui charriaient des dizaines de mauvais comportements et de dépravation des mœurs. Il était donc nécessaire que le Prophète (ç) contrecarre vigoureusement toute forme d’idolâtries et tout mouvement inhumain.

Avec la force, il déracina l’idolâtrie qui était la source de mauvais comportements et la gangrène sociale. En réalité, l’idolâtrie est une sorte de violation des droits de l’homme.

C’est à cette période que les versets de sourate Bara’ate (le désaveu) furent révélés au Prophète (ç), lui recommandant d’annoncer aux idolâtres le désaveu de Dieu et de Son prophète (ç) (concernant cette pratique) pendant les cérémonies du pèlerinage, un grand rassemblement au cours duquel les pèlerins venant de tous les coins du monde se regroupaient à la Mecque. Cela était une forme de mise en garde aux idolâtres qu’ils avaient jusqu’à quatre mois pour clarifier leur position. Ils seront considérés comme les autres musulmans s’ils acceptent le monothéisme, et profiteront aussi des avantages matériaux et spirituels de l’Islam. Passé ce délai s’ils persistent dans l’hostilité et dans la mauvaise volonté après les quatre mois, alors ils devraient s’attendre à une bataille et, en plus, ils seront capturés ou exécutés.

Les versets de la sourate Bara'ate furent révélés à un moment où le prophète (ç) n’avait pas l’intention d’aller au pèlerinage. Car il avait déjà visité la sainte Kaaba l’année précédente durant laquelle la Mecque fut conquise. Il avait l’intention de visiter la sainte Kaaba l’année prochaine qui fut nommée après «le pèlerinage d’Adieu.» Pour cette raison, il fut contraint de déléguer une autre personne pour transmettre ce message divin.

Alors, il réclama Aboubakr et l’enseigna une partie du début de la sourate Bara'ate, puis l’envoya vers la Mecque, accompagné de quarante personnes, pour communiquer ces versets aux gens de la Mecque le jour de la Tabaski.

Aboubakr se dirigeait vers la Mecque lorsque soudain une révélation descendit pour préciser au Prophète (ç) d’annoncer ce message personnellement ou de choisir une personne de lui-même. Personne n’est habilité à accomplir cette responsabilité excepté ces deux personnes.

Qui est cette personne qui selon la révélation fait partie du Prophète (ç) et qui porte la responsabilité de cette communauté?

Quelques instants après, le Prophète (ç) fit appel à l’Imam Ali (as) et lui recommanda de suivre le chemin de la Mecque pour rattraper Aboubakr, récupérer les versets et l’informer que le Prophète (ç) avait reçu la révélation selon laquelle les versets doivent être communiqués par le prophète (ç) lui-même ou par une personne qui est de lui. Donc, c’est pour cette raison que cette tâche t’a été confiée.

Ali (as) et Jabir, accompagnés par un groupe de compagnons du Prophète (ç) prirent le chemin de la Mecque sur le chameau personnel du Prophète (ç). Ils transmirent le message du prophète (ç) à Aboubakr et ce dernier remit les versets à l’Imam Ali (as).

L’Imam Ali entra dans la Mecque, et le dixième jour de Dhoul-hijah, il récita à haute voix depuis le mont Aqaba, les premièrs versets de la sourate Bara'ate, puis il communiqua les quatre avertissements du prophète (ç) à tous les pèlerins[51].

Les idolâtres comprirent à travers ce message qu’ils avaient quatre mois pour clarifier leur position vis-à-vis de l’Etat Islamique. Les versets Coraniques et les mises en garde du Prophète (ç) avaient produit un effet inattendu dans l’esprit des idolâtres. Par vagues, ils se convertirent à l’Islam avant même l’expiration des quatre mois et bien avant la dixième année de l’hégire, l’idolâtrie fut pratiquement déracinée du Hijaz.

Lorsqu’Abou Bakr fut informé qu’il a été remplacé, il retourna à Médine en colère, puis arriva auprès du Prophète (ç) et parla d’un ton sec: «tu m’avais choisi pour cette mission mais en peu de temps, tu m’as destitué de cette mission en me mettant à l’écart. Est-ce un ordre de Dieu qui est descendu àce sujet »? Le prophète (ç) répondit: « une révélation est venue de la part de Dieu ordonnant que personne n’était habilité à transmettre ce message hormis moi ou une personne de moi »[52].

4. Du décès du Prophète (ç) jusqu’u califat apparent de l’Imam Ali (as)

Avant de débuter cette partie, nous rappelons préalablement que du départ du messager de Dieu (au mois de Safar de la 11 année de l’hégire) jusqu’à la mort de l’Imam Hassan Askari (au mois de Rabioul awwal de l’an 260 de l’hégire) l’Imamat a traversé à peu près quatre phases.Chaque phase est marquée par des particularités relatives à la prise de position des Imams vis-à-vis des forces dominantes.

Ces phases sont les suivantes:

1. La phase de la patience et de l’indulgence de l’Imam par rapport à ces puissances.

Cette phase a duré vingt cinq ans, du décès du Prophète (ç) jusqu’au début du presque califat de l’Imam Ali (as)[53]

2. La phase de l'accession au pouvoir de l’Imam.

Cette étape a duré quatre ans et neuf mois de califat de l’Imam Ali (as) et quelques mois de califat de l’Imam Hassan (as). Bien qu’elle soit courte et parsemée de difficultés et de multiples conspirations montées par les différents ennemis de l’Islam contre ces deux Imams, cette étape demeure l’étape des plus brillantes années du gouvernement Islamique.

3. La courte période d’effort constructif pour implanter un gouvernement et un régime Islamique.

Cette période s’étend sur vingt ans, du traité de paix de l’Imam Hassan (as) en l’an 40 de l’hégire jusqu’à l’avènement du martyre de l’Imam Hossein (as) en l’an 61 H. Après le traité de paix, commencent les activités à moitié discrètes des chiites et les programmes dont le but était de restituer au moment opportun le pouvoir à la famille du Prophète (ç). Selon les estimations ordinaires cela pouvait se concrétiser. Cet espoir se fondait sur la fin de la perverse vie de Mouawiyya.

4. Enfin, La quatrième période marquée par la poursuite du même programme à long terme.

Cette phase qui a duré environ deux siècles marqués de victoires et défaites. A côté des victoires incontestables en ce qui concerne l’idéologie et centaines tactiques, plusieurs étapes de cette phase ont été ornées par de milliers d’expressions de sincérité et de loyauté.

Le décès du prophète (ç) et la question de la succession.

Après le décès du prophète (ç), la personne qui convenait le plus pour diriger la communauté Islamique fut l’Imam Ali (as). Hormis le prophète (ç), personne n’avait les potentialités de l’Imam Ali en vertu, piété, connaissance, jurisprudence, justice, les efforts pour la cause de Dieu et d’autres nobles attributs et mérites humains. Doté de ces mérites, le prophète (ç) le présenta à plusieurs occasions comme le futur guide des musulmans désigné par Dieu. L’évènement le plus important au cours duquel le prophète (ç) le présenta solennellement fut celui de Ghadir khom. Il était donc prévu que l’Imam Ali prenne le commandement immédiatement après le décès du prophète (ç) pour continuer la direction de la Oumma. Mais malheureusement cela ne fut pratiquement pas le cas. La voie de la succession a été détournée après le décès du Prophète (ç), et l’Imam Ali fut éloigné de la scène politique et du centre des décisions des affaires de la communauté.

Deux voies déterminantes

L’Imam Ali ne supporta pas cette usurpation et jugea qu’il était inacceptable de se taire face à cette situation. A plusieurs reprise, il protesta et critiqua à coup d’arguments le calife et ses supporters, mais au fil du temps et des évènements qui se succédaient, ce genre de contestations ne produisaient aucun effet, car le calife au pouvoir et son entourage continuaient de confisquer le pouvoir.

L’Imam se retrouvait alors face à deux voies déterminantes :

- Se rebeller avec le soutien de la famille du messager et des fidèles qui ne reconnaissaient pas la légitimité et la légalité du nouveau pouvoir et récupérer le pouvoir par la force;

- Opter pour l’endurance face à la situation, résoudre dans la mesure du possible les problèmes des musulmans et s’acquitter de ses obligations.

En réalité, la force et le pouvoir ne sont pas les principaux buts de la désignation d’un guide pour la communauté, mais l’objectif est plutôt au-delà de la conservation du pouvoir et du rang social, la présence d’un guide vise la concrétisation de l’objectif.

Pour cette raison, lorsqu’un guide fait face à deux voies où il doit choisir entre le pouvoir et l’objectif, il doit impérativement se passer du pouvoir et préférer l'objectif.

Face à cette situation, l’Imam Ali choisit la deuxième voie. Il évalua ainsi la situation de l’Oumma et il déduisit que s’il persistait à vouloir récupérer le pouvoir par la force et préserver son rang social, il risquait se retrouver dans une situation où les efforts du prophète (ç) et le sang pur des martyres versé pour réaliser cet objectif seraient vains.

Imam Ali (as) revient sur ce dilemme dans le sermon Chaqchaqiyya et la raison pour laquelle il opta pour la deuxième voie:

«…Je me suis défait du califat et m’en suis écarté alors que j’étais déjà plongé dans une profonde réflexion: soit je me rebellais seul pour m’emparer du califat, ou je prenais mon mal en patience dans cet environnement pénible et obscur qu’ils avaient créé. Un environnement épuisant pour les vieillards et dépérissant pour les jeunes et les pieux soumis à la torture. J'ai vu que la patience et l’endurance étaient plus sages. Pour cela, j’optai pour l’endurance et la patience. Telle une personne qui a une épine dans l’œil et un os dans la gorge, je voyais mon héritage être usurpé»[54]

Imam Ali souligne qu’il a épousé la patience face au détournement de la succession Islamique de sa voie initiale afin de préserver les fondements de l’Islam. L’Imam s’adressa ainsi aux membres du conseil qui avaient fait penché leurs voix en faveur d’Ousmane: «vous savez très bien que je suis mieux désigné pour le califat que quiconque. Je jure par Dieu que je serai endurant tant que la situation des musulmans sera stable et que l’oppression se limitera à moi»

Les dangers extérieurs et intérieurs

Nous avons précédemment souligné que l’Imam Ali (as) s’est abstenu de tout soulèvement et toute option armée après l’analyse des dangers qui menaçaient la communauté Islamique, au cas où il se révoltait contre ses adversaires.

On peut se poser la question de savoir quels dangers menaçaient la jeune communauté Islamique ? La réponse à cette question est que nous pouvons diviser les dangers extérieurs et intérieurs qui ont amené l’Imam Ali (as) à s’en passer d'une révolution armée comme suit:

1 - Si l'Imam Ali (as) avait voulu récupéré le pouvoir par la force et par une révolution armée, beaucoup de ses partisans qui avaient foi en son Imamat auraient perdu la vie.

En plus de cela la plupart des compagnons du prophète (ç) qui n’étaient pas d’accord pour que l'Imam Ali (as) soit calife auraient été tués. Et quoique pour des raisons de rancœurs ce groupe s’opposait à l’Imam sur la question de l’Imamat, il n’y avait pas de divergences entre eux et l’Imam dans d’autres domaines.

La mort de ces gens-là, qui constituaient une force contre l’idolâtrie, le christianisme et le judaïsme allait affaiblir la puissance des musulmans.

Lorsque l’Imam Ali (as) décida d’aller à Basra pour réprimer ceux qui ont trahi la confiance (Talha et Zoubeir), il prononça un sermon dénonçant cette situation sensible:

« Lorsque Dieu a rappelé Son prophète (ç), les Qoraysh par complaisance nous avaient précédés alors que nous méritons plus prendre les rennes de la communauté. Mais j’ai vu que la patience et l’endurance étaient meilleures que créer la division au sein des musulmans et verser leur sang parce qu’ils s’étaient récemment convertis à l’Islam et la religion était semblable à une gourderemplie de lait. La moindre petite négligence pouvait la dégrader, et toute personne pouvait l’empoisonner[55]».

2 - Ceux qui s’étaient convertis à l'Islam vers les dernières années du prophète (ç) n’avaient pas encore reçu les enseignements Islamiques nécessaires et la lumière de la foi n’avait pas encore bien pénétré leurs cœurs. Lorsque la nouvelle du décès du prophète (ç) fut répandue, un groupe parmi eux brandit le slogan de l’apostasie puis se rebella contre le gouvernement Islamique à Médine et refusa de payer leurs impôts. Ils se mobilisèrent et formèrent une milice unie et menaçaient Médine. Pour cette raison la première réaction des musulmans fut la mobilisation d’une unité pour mater les apostats et réprimer leur révolte. Finalement leur insurrection fut étouffée par les musulmans[56]

Dans un tel contexte où les ennemis de l’Islam cherchaient à contrecarrer l’Islam avec les menaces d’apostasie, il n’était pas logique pour l’Imam Ali d’allumer une autre flamme révolutionnaire.

Dans une lettre adressée aux habitants d’Egypte, l’Imam Ali (as) souligne ce point en disant: «… je jure par Dieu, je n’ai jamais imaginé que les arabes allaient détourner l’Imamat et la guider de la communauté de la famille du prophète (s.a.w) après le décès de ce dernier et m’éloigner ensuite du califat! La chose qui m’a choqué le plus est le rassemblement des gens autour d’une telle personne (Aboubakr) pour lui donner l’allégeance.

Alors, lorsqu’ une telle situation s’est présentée, je me suis retenu et je voyais de mes propres yeux des gens en train de renoncer à l’Islam et d’autres anéantir la religion de Mohammad. C’est à ce moment que, je pris peur, et me suis dit que si je n’aide pas l’Islam et ses adeptes, alors je devrais assister à l’anéantissement et la déchéance de l’Islam et cette douleur est plus grave pour moi que le califat et le gouvernement, car ces choses ne sont que pour quelques jours dans ce bas-monde.

Les quelques jours de ce bas-monde disparaissent comme le mirage et les nuages le font. Face à ce genre de situation, je me suis levé jusqu’à ce que le faux soit disparu et que la religion soit renforcée»[57]

C’est ainsi que l’Imam Ali rappela ce sujet dans son sermon dès le premier jour de son califat.

Abdellah Ibn Janadah dit : «j’effectuai un déplacement de la Mecque pour Médine dans les premiers jours du règne de l’Imam Ali (as), je vis les gens rassemblés dans la mosquée du Prophète (ç) dans l’attente de l’arrivée d’Imam Ali. Soudain, il vint pendant qu’il portait son sabre et tout le monde le regardait ; il se plaça à l’ endroit du sermon, ensuite après avoir glorifié et loué Dieu, il débuta son sermon comme ceci : «…Ensuite, Oh gens! Sachez que le jour où le prophète (s.a.w) nous a quittés, nous ne pensions pas que quelqu’un allait discuter le pouvoir avec nous ou envier notre position car nous étions ses héritiers et chefs de sa descendance; mais à notre grande surprise, des gens de notre communauté ont bafouillé nos droits, puis ont usurpé le califat.

Je jure par Dieu, si ce n’était pas la crainte de voir la déchirure et la discorde au sein des musulmans, ainsi que l’idolâtrie revenir sur la terre de l’Islam pour la détruire et l’anéantir, je me serais comporté avec eux d’une autre manière»[58]

3 - En plus du danger des apostats, les imposteurs et les faux prophètes tels que Moussaylamat, Thoulayhat et Sajah firent leur apparition. Chacun réussit à regrouper des adeptes autour de lui. Ils avaient l’intention de lancer un assaut contre Médine, mais grâce à l’union et à la coopération des musulmans, ils avaient été vaincus.

Le danger d’une éventuelle attaque des Romains était aussi une source d’inquiétude des musulmans car ces derniers s’étaient jusqu’ici affrontés trois fois avec les Romains. Pourtant les Romains considéraient les musulmans comme un danger permanent contre eux. Ils étaient à la recherche d’une occasion pour lancer un assaut contre les musulmans.

Si l’Imam avait opté pour la solution armée, les musulmans allaient se retrouver affaiblis et ce serait une bonne occasion pour les Romains d'en profiter.

Vu les éléments précédents, il est évident que l’Imam devait opter pour la patience que la révolte. Nous comprenons qu’en faisant preuve de patience, d’endurance et de prévoyance, l’Imam avait sauvé l’Islam de tous ces dangers qui la guettaient.

Si l’Imam n’était pas soucieux de l’unité des musulmans et ne craignait pas les graves conséquences de leurs discordes, il n’aurait jamais accepté que l’autorité de la communauté soit détournée au détriment des ayants droits et des vrais successeurs du prophète (ç).

Les activités du prince des croyants pendant le règne des califes

Les activités de l’Imam Ali tel qu’évoqué durant cette période se résument comme suit:

1 - Adoration et dévotion complète à Dieuet cela à l’image de quelqu’un comme Ali. L’Imam Sajad précise que son adoration et ses prières de nuit extraordinaires ne représentent rien par rapport à l’adoration de son grand-père (l’Imam Ali)

2 - Le commentaire du Coran et des solutions qui débloquaient des difficultés que présentaient plusieurs versets Coraniques, la formation des disciples comme Abdellah Ibn Abbas l’un des plus célèbres exégètes parmi les compagnons du prophète (ç).

3 - Répondre aux questions posées par les savants d’autres religions universelles plus particulièrement les juifs et les chrétiens qui se rendaient à Médine pour mener des recherches sur l’Islam après le décès du Prophète (ç). Ils posaient des questions et personne n’était capable de donner les réponses en dehors de l’Imam Ali (as) qui maîtrisait la Thora et la Bible et on le sentait durant ses prestations. Si l’Imam Ali n’avait pas été là pour donner ces réponses, la communauté Islamique se serait retrouvée très humiliée.

Lorsque l’mam Ali répondait aux questions difficiles, on lisait la joie et la stupéfaction sur le visage des califes qui occupaient le fauteuil du Prophète (ç).

4 - L’explication des dispositions de la loi Islamique sur les évènements nouveaux est sans précédent dans l’histoire de l’Islam, tout comme des cas sur lesquels les juges n’arrivaient pas à trancher.

Ces questions nouvelles qui apparaissaient montrent bien qu’après la mort du prophète (ç) qui maîtrisait bien tous les rouages des fondements des lois Islamiques, un Imam infaillible averti devait lui succéder pour mettre son grand savoir au service de la communauté afin de l’empêcher de sombrer vers des tendances déroutantes ou des déductions incongrues.

Et en dehors de l’Imam Ali (as) parmi tous les compagnons du prophète (ç) personne n’avait ces qualités.

Une partie des jugements de l’Imam Ali et ses prouesses dans le commentaire des versets Coraniques est mentionnée dans les livres de hadith et d’histoire. Certains savants ont collectionné une partie de tout cela et compilé dans un livre à part.[59]

1 - L’initiation d’un groupe de gens aux âmes pures et dotés d’esprits aptes pour la gnose, pour qu’ils puissent franchir les différentes étapes de la perfection sous l’ombre de l’orientation et l’attraction spirituelles de l’Imam et accéder à un niveau élevé.

2 - Le travail et l’effort afin de pourvoir aux besoins de beaucoup de pauvres nécessiteux et des malades. Il avait cultivé un jardin de ses propres mains et creusé des puits qu’il avait mis à la disposition des gens, juste pour la cause de Dieu.

3 - Lorsque l’appareil du califat était confronté aux problèmes politiques et à certaines difficultés, l’Imam Ali (as) était l’unique conseiller digne de confiance à qui on se référait car ayant la capacité de débloquer les situations difficiles avec clairvoyance. Certains de ces éléments sont mentionnés dans le livre Nahjoul balagha et d’autres livres d’histoire.

L’Imam et la résolution des problèmes intellectuels et politiques des califes.

L’histoire témoigne qu’Aboubakr et Oumar ont consulté l’Imam Ali durant leur règne pour résoudre des questions Islamiques, politiques et intellectuelles. Il les a aidés à débloquer les difficultés relatives au commentaire du Coran, aux branches de la religion et aux dispositions de la loi Islamique. Ils profitaient de ses conseils, ses orientations et sa connaissance en ce qui concerne les fondements et les branches de la religion. Quelques exemples sont mentionnés dans l’histoire.

La bataille contre les Romains.

L’empire Romain constituait l’un des pires ennemis de l’Etat Islamique au Nord, une véritable menace quotidienne pour le centre du gouvernement Islamique.

Le noble Prophète (ç) n’a jamais sous-estimé le danger que représentait l’empire Romain jusqu’au dernier jour de sa vie. En l’an 8 H, il envoya un contingent sous le commandement de Ja’far Thayyâr aux frontières de la Syrie (Cham), mais l’armée musulmane perdit trois de ses comandants, quelques combattants et retourna à Médine sans résultat concret.

Pour combler cette défaite, le noble Prophète (ç) s’était déplacé avec une importante armée vers Tabouk en l’an 9 H. Mais il rentra à Médine sans avoir eu à affrontement avec l’ennemi et ce voyage avait eu un effet positif, raison pour laquelle il a été mentionné dans l’histoire. Le noble Prophète (ç) était quand même préoccupé par la menace d’un assaut des Romains. Pour cette raison, aux derniers jours de sa vie, il avait dépêché une armée composée des Mouhadjirines et les Ansar aux frontières de la Syrie (Cham), mais pour des raisons particulières, les commandants désignés refusèrent d’y aller. Le messager de Dieu rendit l’âme alors que l’armée était encore campée à quelque kilomètre de Médine…

Après le décès du Prophète (ç), le climat politique se stabilisa après l’établissement du califat d’Aboubakr.

Une fois aux commandes, Aboubakr hésitait d’exécuter les recommandations du Prophète (ç) à combattre les Romains. Pour cette raison, il consulta une partie des compagnons du Prophète (ç) et chacun lui donnait son point de vue qui ne le rassurait. Finalement, il consulta l’Imam Ali (as) qui l’encouragea à exécuter les recommandations du Prophète (ç) et l’annonça :«si tu entreprends cette expédition tu la remporteras.»

Le calife se réjouit de l’encouragement de l’Imam Ali, et dit: tu as fait cas de bon présage et tu as annoncé une bonne nouvelle.[60]

L’Imam Ali et les consultations politiques du 2ème calife

L’Imam Ali (as) fut le plus important conseiller du 2ème calife et celui qui lui apportait des solutions a plusieurs difficultés politiques, intellectuelles et sociales.

Voici un exemple parmi tant d’autres où le 2ème calife a mis en application les idées de l’Imam Ali (as):

En l’an 14 H une rude bataille eu lieu entre l’armée musulmane et l’armée iranienne en territoire Qadissiyat, un affrontement qui se solda par la victoire des musulmans.

Le commandant en chef des iraniens Rostam Farakh Zad ainsi qu’un nombre de combattants furent tués à l’issue de ce combat. Tout le territoire Iranien se retrouva sous la domination politique de l’armée musulmane.

La ville de Madahine qui était la capitale de la dynastie Sassanide tomba sous contrôle musulman et les chefs de l’armée iranienne se replièrent vers l’intérieur du pays.

Les conseillers et les chefs de l’armée iranienne avaient eu peur de la progression de l’Islam et les territoires qu’elle occupait.

Pour faire face à cette menace, le roi iranien Yazdgherd constitua une armée de 150.000 combattants sous le commandement de Firouzane pour contrer toute sorte d’attaque surprise et pourquoi pas mener une offensive à la première occasion.

Sa’ad Ibn Abi Waqâss, le chef d’état major de l’armée musulmane (et selon une affirmation d’Amar Ibn Yassir, il était le gouverneur de Koufa) qui avait adressé une lettre dans laquelle il informa Omar des agitations de l’ennemi en ajoutant: «l’armée de koufa est prête pour lancer un combat afin de dissuader l’ennemi bien avant qu’il attaque».

Le calife se rendit à la mosquée et rassembla les dignitaires, puis les informa de sa décision qu’il allait quitter Médine pour se rendre dans la cité de Basra pour prendre en main le commandement de l’armée.

C’est à cet instant que Talha se leva pour encourager le calife à ce sujet avec des éloges et des flatteries. Ensuite, Ousmane aussi se leva non seulement pour encourager le calife de quitter Médine, mais aussi pour lui demander d’adresser une lettre à l’armée du Yémen et de Syrie pour se joindre à lui et affronter l’ennemi avec une grande armée.

Vu la situation, Imam Ali (as) se leva et dit:

«La victoire ou de la défaite de l’Islam ne dépend pas de l’augmentation ou de la diminution de l’effectif. C’est la religion que Dieu a agréée qui donne la victoire et ainsi que l’armée qu’Il a préparée et à qui Il a apporté son assistance jusqu’à ce qu’elle arrive là où il fallait arriver. Dieu nous a promis la victoire et nous savons qu’Il tient toujours à Sa promesse et qu’Il assistera son armée».

Le statut du chef d’une communauté est comme le fil qui maintient les grains de collier entre eux. Si le fil se rompt, les grains s’éparpilleront et il ne pourra plus jamais les rassembler et leur donner une nouvelle forme. Quoique les arabes paraissent si peu en nombre aujourd’hui, ils sont appuyés par la force de l’Islam et ils demeureront forts et puissants aussi longtemps qu’ils garderont cette unité et cette cohésion. Donc toi (le calife) fait tourner la communauté à travers les musulmans tel le pivot maintenant les pierres d’un moulin. Attise la flamme de la guerre pour l’ennemi avec leur soutien. Si tu quittes personnellement ce territoire, les arabes sortiront de partout sous ton ordre et ce que tu auras traversé serait plus important que ce que tu t’apprêtes à affronter. Quand les non Arabes te regarderont demain, ils diront que ce pouvoir est essentiellement arabe. Et vous serez tranquilles si vous réussissez à couper les racines de cet arbre (l’arabisme). Cette idée les encouragera plus à vouloir te combattre et nourrir l’envie de t’anéantir. Quant aux propos que tu as avancés comme quoi ils s’apprêtent à combattre les musulmans et que cela semble t’inquiéter, sache qu’avant toi, Dieu n’est pas d’accord avec ça et il est mieux placé pour changer la situation de quelque chose qui ne lui convient pas. Quant à l’allusion que tu as faite sur le grand nombre des troupes ennemies, saches que par le passé nous n’avions jamais compté sur le nombre des éléments lors d’une bataille. Nous avions toujours puisé notre force dans l’assistance de Dieu (et cela nous a apporté la victoire)[61].

Oumar révisa sa position après avoir suivi les propos de l’Imam Ali et décida de ne pas s’y rendre[62]. C’est à partir de ces déblocages de situation qu’Oumar dit: «Je cherche protection auprès de Dieu qu’on se retrouve confronter à un problème et qu’Abou Hassan (l’Imam Ali) ne soit pas là pour le débloquer»[63]

Du califat au martyre

Comment l’allégeance fut donnée à l’Imam Ali (as)?

Ousmane avait suscité la colère populaire à cause de la corruption, des abus de pouvoir et l’exploitation illégale (cent pour cent illicite) de la trésorerie auxquels s’ajoutent la propulsion des Omeyades pourris à des postes clés de l’Etat Islamique et enfin la mise à l’écart des personnes compétentes et dignes aussi bien des Mouhajirines que des Ansars. Et comme les contestations et les requêtes répétées des musulmans pour changer les gouverneurs corrompus n’aboutissaient pas. Une insurrection fut soulevée contre son gouvernement et une révolution qui aboutit par son assassinat. Le peuple donna l’allégeance à Ali qu’il choisit comme calife. A cet effet, le gouvernement d’Ali installé après l’assassinat d’Ousmane était un aboutissement direct du soulèvement populaire contre la corruption et l’injustice du précédent gouvernement.

L’un des graves délits du gouvernement d’Ousmane est qu’il avait ramené à Médine Hakam Ibn Ass et son fils Marwan qui avaient été exilés à Tâ’ef par le prophète (ç). Même Aboubakr et Oumar n’avaient pas osé les ramener durant leur règne. Non seulement Ousmane les avait rappelé, il avait donné la main de sa fille à Marwan et lui a même confié la responsabilité du chef de cabinet du calife. Une situation qui avait provoqué la colère de la population.

La résidence d’Ousmane fut encerclée par les contestateurs durant quarante neuf jours[64]. Et chaque fois qu’Ousmane essayait de calmer les gens, Marwan incitait encore leur colère et finalement les musulmans envahirent la résidence et assassinèrent Ousmane.

La position brillante de l’Imam Ali (as)

Les contestateurs voulaient seulement la mise à l’écart d’Ousmane du pouvoir. Quoique durant le siège de la résidence d’Ousmane le nom d’Ali sortait déjà des bouches, les gens n’avaient pas un programme clair pour l’avenir. Ils se retrouvèrent face au problème du choix du calife après l’assassinat d’Ousmane. Deux des membres du collège de six (composé d’Ali, Abou Rahmane Ibn Awf, Ousmane, Talha, Zouber et Sa’d ibn Waqâs) désignés par Oumar étaient décédés. Il s’agit d’Abdou Rahmane Ibn Awf et Ousmane. Et parmi les quatre qui restaient Ali était le plus aimé et apprécié et personne ne le devançait en vertu et un aussi brillant antécédent au service de l’Islam. Raison pour laquelle ils encourageaient les gens à se tourner vers Ali.

Après une analyse minutieuse de la situation et des changements qui s’étaient produits pendant le règne d’Ousmane et la grave déviation des musulmans de l’Islam authentique, Ali (as) savait bien que prendre la gestion des choses après le gouvernement corrompu d’Ousmane n’était pas chose aisée.

Il savait surtout que les dignitaires et les chefs de tribus ne s’accorderont pas avec les réformes qu’il allait entreprendre et qu’ils n’allaient pas supporter la justice qu’il voulait instaurer. Il refusa alors d’accepter l’allégeance des révolutionnaires. Les historiens sont tous unanimes qu’Ousmane a été tué en l’an 35H, mais il y a divergence à propos du jour.

De toutes les façons, le point de vue commun est qu’il y avait quatre à cinq jours d’espace entre la mort d’Ousmane et le serment d’allégeance d'Ali.

Les gens étaient dans l’embarras pendant ce temps. Durant cette période, les leaders de la révolte rendaient visite à l’Imam Ali, mais il ne s’affichait pas, parce qu’ils lui demandaient d’accepter l’allégeance à un moment où le contexte n’était pas favorable et les arguments présentés n’étaient pas suffisants selon lui. C’est pour cela qu’il réagit ainsi: «laissez-moi tranquille et trouvez quelqu’un d’autre car nous courons tous vers une situation à plusieurs facettes. Une situation face à laquelle les âmes ne sauraient rester fidèles. Les nuages de la corruption ont terni le ciel de l’Islam et rendu la distinction du droit chemin difficile. Sachez que si je réponds affirmativement à votre appel, j’agirai selon ce que je sais et je ne ferai pas attention aux propos ou aux blâmes de tel ou d’un tel. Mais si vous me laissez en paix je serai pareil avec vous. Peut-être je serai le plus soumis et le plus attentif au calife désigné. Ce serait mieux que je sois pour vous un conseiller qu’un guide »[65].

«Mais, comme les va-et-vient et les sollicitations des musulmans se multipliaient et qu’une grande partie des gens fatiguée de l’oppression du précédent gouvernement avait investi le domicile de l’Imam voulant la justice, il sentit le devoir et accepta sans trop avoir le choix l’allégeance.

Imam Ali (as) rappelle dans certains passages de Nahjoul balagha la sollicitation des gens à vouloir lui donner l’allégeance. Il dit par exemple:

« Les gens se sont précipités sur moi comme des chameaux assoiffés lâchés par le berger à la vue d’un point d’eau. Tellement ils se bousculaient que je crus qu’ils allaient me tuer ou qu’ils s’entretueraient.

Ensuite je réfléchis mûrement à propos de cette affaire (accepter le califat), j’évaluai tous les aspects de la question au point de perdre le sommeil»[66]

Dans un autre passage, il décrit la scène de liesse du peuple autour de lui quand il apprit qu’il avait accepté leurs allégeances; il dit:

«Vous avez ouvert ma main pour donner l’allégeance mais je l’ai fermée. Vous l’avez tirez vers vous mais je l’ai retirée. Après cela, vous vous êtes rassemblés autour de moi comme des chameaux assoiffés libérés vers l’abreuvoir le jour de rafraichissement et qui se bousculent. La bousculade avait déchiré mes chaussures, mon manteau était tombé et les plus faibles étaient sous les pieds des autres ».

La joie était si forte ce jour que les jeunes, les vieillards avec des pieds tremblotants vinrent vivre la cérémonie d’allégeance, les malades rampèrent hors de leurs lits pour vivre cette scène»[67]

L’Imam évoque aussi dans le discours chaqchaqya l’accueil chaleureux des gens et surtout les raisons pour lesquelles il avait accepté de prendre la direction des choses:

« Ainsi ce qui m’avait fait peur, était que les gens s’étaient lancés vers moi et m’avaient encerclé comme des hyènes au point que Hassan et Hossein étaient restés sous leurs pieds[68] et mes vêtements s’étaient déchirés et ils m’avaient entouré tel un troupeau de chèvres.

Je jure par le Dieu qui a créé l’homme, si ce n’était la foule qui s’était rassemblée autour de moi, pour demander de l’aide – ce qui me donna confirmation – et aussi l’engagement que Dieu a pris des savants de ne pas se taire face à la dilapidation des biens par les tyrans et la famine des pauvres, j’aurais lâché les rennes du califat et me serait contenté de contempler le cours des choses telles que cela avait commencé (de la même manière que j’étais resté à l’écart des trois premiers califes).

Trois fronts de bataille

Le khalifat de l’Imam Ali (as) était essentiellement basé sur la justice et la restauration de la vraie tradition (sunna) du prophète (ç) qui était une pilule qu’un groupe n’arrivait pas à avaler. Raison pour laquelle il avait formé un front d’opposition face à son gouvernement. Cette opposition avait engendré trois fronts de lutte: dont les violeurs d’allégeance (Nâkissoune), les déserteurs (Mârikoune) et les dissidents (Kâssitoune)

Nous allons ici entamer une brève explication de chaque front:

Le combat contre les violeurs d’allégeance

Le combat contre les violeurs d’allégeance fut engagé du moment où Talha et Zoubeir (qui avaient prêté serment à Ali (as)) avaient demandé à l’Imam de les désigner respectivement comme gouverneurs de Koufa et Basra. Comme l’Imam n’avait pas donné une suite favorable à leur demande, ils quittèrent Médine discrètement pour se rendre à la Mecque. Ils se servirent de la fortune usurpée par les Omeyades pour former une armée et se diriger vers Basra pour l’occuper.

L’Imam Ali (as) quitta Médine pour les contrecarrer, ce qui donna lieu à une rude bataille aux environs de Basra. Une bataille qui s’acheva avec la victoire d’Ali (as) et la défaite de Talha et Zoubeyr en l’an 36 H.

Le combat contre les dissidents

Des années avant le califat de l’Imam Ali, Mouawiya avait préparé le terrain pour asseoir son autorité en Syrie (Cham).

Dès que l’Imam arriva au pouvoir, il signa un décret pour le démettre de ses fonctions car il n’était pas du tout d’accord pour le maintien de Mouawiyya à la tête de la Syrie. Ce désaccord aboutit à une situation, l’armée de l’Iraq et de la Syrie se retrouvèrent face à face dans la région de Seffine. L’armée de l’Imam Ali remportait déjà la victoire lorsque Mouawiyya usa d’une ruse pour semer la division au sein des troupes d’Ali. Sous la pression de ses soldats l’Imam fut contraints d’accepter l’arbitrage d’Abou Moussa Ash’ari et Amrou Ibn Aas chargés d’étudier et donner leur avis sur les intérêts de l’Islam et des musulmans. La pression pour accepter l’arbitrage était arrivée au point où l’Imam aurait perdu la vie s’il n’avait pas accepté. Et cela allait plonger les musulmans dans une impasse.

Lorsque le moment prévu pour les arbitres de faire leurs déclarations arriva, Amr Ibn Aas trompa Abou Moussa ash’ari, ce qui dévoila aux yeux de tous le plan machiavélique de Mouawiyya.

Apres l’évènement de l’arbitrage, un certain nombre de musulmans qui étaient avec l’Imam Ali avant se rebellèrent contre lui et se mirent à le critiquer pour avoir accepté l’arbitrage qu’ils l'avaient eux-mêmes obligé d’accepter. Le combat contre les dissidents eu lieu en l’an 37 H.

Le combat contre les dissidents.

Les dissidents étaient ceux qui avaient obligé l’Imam à accepter l’arbitrage d’Abou Moussa Ash’ari et de Amrou Ibn Aas, mais après quelques jours ils regrettèrent leurs actes et demandèrent à l’Imam de rompre cet engagement.

Mais l’Imam n’était pas de ceux qui ne respectaient pas leur engagement, pour cette raison ils se rebellèrent contre lui et engagèrent la bataille de Nahrawan. L’Imam en sortit victorieux, mais les rancunes demeuraient toujours dans leurs cœurs. Cet affrontement eut lieu en l’an 38 H et selon d’autres historiens en l’an 39 H.[69]

L’Imam Ali fut assassiné par Abdou Rahmane Ibn Mouljim (l’un des dissidents) dans la nuit du 19 Ramadan en l’an 40 H, Après avoir passé quatre ans et quelques mois de pouvoir à la tête de l’Etat Islamique.



[1] Voir les références suivantes :

- Al-kamil fit-tarith, Ibn Athir, 1399 lunaire, darou Sâdir, Beyrouth (Liban) Vol 2 p 58 ; Assiratou Nabawiyat, Ibn Hicham, Aboul Malik, Révisé par Moustapha Asiqam., Ibrahim Al-Abyari, et Abdel Hafizchibli, Maktaba Moustapha Al-babi Al-Halabi, le Caire (Egypte), l’an 1355 lunaire, Vol 1 p 262, Tarikh Oumam wal Moulouk, Mo

Hamad ben Djarir Tabari. Edition: Daaroulqamouss Al-hadith. Bayrout ((Liban). Vol 2 p 213.CharhouNahjulbalagat. Auteur: Iben Hadaid. Révisé par Mohamad Aboul-fadhl Ibrahim. La Premier publication. En Égypte. Edition : Daaroul-Ihyaaoul-ktaoub Al-arabiat, publié en l’an 1378 lunaire, Vol 13 p 119.

[2] MaqatilouTalibin. Auteur: Aboul-fradj Isfahani. Edition: Al-maktabatoul-haidariyat. Najaf (Iraq). P 15.

[3] Nahjul-balagat, sermon 192

[4] Hira, est une montagne au nord de la Mecque, et la grotte se trouve au sommet de cette montagne.

[5] As siratou Nabawiyat, Ibn Hicham. Révisé par Moustapha Asiqam., Ibrahim Al-Abyari, et Abdel-hafizchibli, Maktaba Moustapha Al-babi Al-halabi, le Caire (Egypte), 1355 lunaire, vol 1 p 252

[6] Nahjul-balagat sermon N° 192

[7]CharhouNahjul-balagat. Auteur: IbenHadid. Révisé par Mohamad Aboul-fadhl Ibrahim. Edition: Darou Ihyaa Al koutoubil arabiyat, première publication Caire (Égypte.) l’an 1378 lunaire vol 13 p 208.

[8]CharhouNahjul-balagat. Auteur: IbenHadid. Révisé par Mohammad Aboul-fadhlIbrahim. Edition: Darou IhyaaAlktoubil-arabiyat, première publication Caire (égypt.) l’an 1378 lunaire vol 13 p 210.

[9]Al-manaqib. Auteur: Akhtabouh kawarizim. Edition: Al-matabaatoul-haidariyat. Najaf (Iraq) l’an 1385 lunaire; p 18.

[10]Sourate 56 verset 10-11.

[11]Sourate 57 verset 10.

[12]- Al-istiaabou fil-marifatil-ashaab. Auteur : Iben Abdel-bar. Édition: Daroul-Ihyahi-tourathil-arabi. Beyrouth (Liban). 1ère publication, l’an 1328 lunaire, vol 3 p 28.

-Charhou Nahjul-balagat. Auteur: Iben Hadid. Révisé par Mohamad Aboul-fadhl Ibrahim. Edition: Darou Ihyaa Alktoubil-arabiyat, 1ère publication Caire (Égypte.) l’an 1378 lunaire vol 13 p 219. - le même contenu est révélé dans; Almoustadrak Alasouhihayne. Auteur: Al-hakim nichabouri. Révisé par Abdourrahman, Al- mar’achi. Première publication, Beyrouth - (Liban), Edition: Daroul-maarifat, l’an 1406 lunaire, vol 3 p 17.

[13]Au fil-marifatil-ashaab. Auteur : Iben Abdel-bar. Édition: Daroul-Ihyahi-tourathil-arabi. Beyrouth (Liban). 1ère publication, l’an 1328 lunaire, vol 3 p 28.

-Charhou Nahjul-balagat. Auteur: Iben Hadid. Révisé par Mohamad Aboul-fadhl Ibrahim. Edition: Darou Ihyaa Alktoubil-arabiyat, 1ère publication Caire (Égypte.) l’an 1378 lunaire vol 13 p 219. - le même contenu est révélé dans; Almoustadrak Alasouhihayne. Auteur: Al-hakim nichabouri. Révisé par Abdourrahman, Al- mar’achi. Première publication, Beyrouth - (Liban), Edition: Daroul-maarifat, l’an 1406 lunaire, vol 3 p 17.

L-Istiaabou fil-marifatil-ashaab, Auteur: Iben Abdel-bar. Edition: Daroul-Ihyahi-tourathil-arabi. Beyrouth (Liban). 1ère publication, l’an 1328 lunaire, vol 3 p 32.- Al-kamil fi-tariq. Auteur: Ibn Athir. Edition : Darou saadir, l’an 1399 lunaire vol 2 p 57. Cet hadith a été rapporté par Haakim nichabouriet à travers deux chaines de transmissions différentes ; Dans son livre (Almoustadrak Ala sahihayne. Auteur: Al-hakim nichabouri. Révisé par Abdou Rahman, Al- mar’achi. 1ère publication, Beyrouth (Liban), Edition: Daroul-maarifat, l’an 1406 lunaire, vol 3 p 112.) La 1ère version est la suivante«le prophète reçut la prophétie….» La 2ème version est la suivante «Le prophète reçut la révélation….»

[14]Nahjul-balagat (SoubhiSolih). Sermon 192.

[15]Nahjul-balagat (SoubhiSolih). Sermon 131.

[16] Taarikhoul-oumamwal-moulouk. Auteur: Mohamad ben djarirtabari. Edition : Daaroul-qamoussil hadith (pas de date de publication) tome 2 pages 312.-Alkamil fit-tariq. Auteur: Iben Athir. Edition : Darou sodir l’an 1399 lunaire vol 2 p 57. Le même contenu a été rapporté dans le livre: Almoustadrak ala sahihayn. Auteur: Hakim nichabouri. Révisé par Abdour-rahman Al-mar’achi. Edition: Daroul-marifat, l’an 1406 lunaire. Bayroute (Liban) vol 3 p 112.

[17] Voir les sources suivantes:

- Charhou Nahjul-balagha, Ibn Abil-hadid. Révisé par Mohamad Aboul-fadhl Ibrahim. Edition DaroulIhyail-koutoubl-arabiyat. Le Caire (Egypte). 1ère publication, l’an 1378 lunaire vol 13 p 226.

- Taarikhoul-oumamwal-moulouk. Auteur: Mohamad ben djarirtabari. Edition Daaroul-qamoussilhadith (pas de date de publication) tome 2 pages 212. (Avec une petite différence.) - Ibn Hadid, a rapporté dans son livre le témoignage d’Ibn Mas-hude, qui affirma qu’il était présent dans ce pèlerinage et il a assisté à cette scène.

[18] Sourate 26 verset 214 – 215 -216.b

[19] Voire les sources suivantes:

- Tarikh oul oumam wal-moulouk. Auteur : Mohamad ben Djarir Tabari. Edition: Daaroul-qamoussil hadith (pas de date de publication) vol 2 p 217.- Alkamil fit-tariq. Auteur: IbenAthir. Edition: Darou sodir l’an 1399 lunaire. Vol 2 p 63.- Charhounahdjal-balagat. Auteur: Ibn Abil hadid. Révisé par Mohamad Aboul-fadhl Ibrahim .Edition: DaroulIhyail-koutoubl-arabiyat. Caire (Egypt.). 1ère publication, l’an 1378 lunaire vol 13 p 211.

[20] Médine

[21] 12ème mois du calendrier lunaire.

[22] 2ème mois du calendrier lunaire

[23] Sourate 8:30

[24] Voir les sources suivantes:

- As siratoul-nabawiyat. Auteur: Ibn Hachim Abdel-malik. Révisé par Moustapha Assiqam, Ibrahim Al-biyari, et Abdel-hafizchibli. Edition: Maktabatou Moustapha Caire (Égypt.) (Maktabatou Sadr Téhéran) l’an 1355 lunaire, vol 2 p 124 – 128.

- Alkamil fit-tariq. Auteur: Iben Athir. Edition: Darou sodir l’an 1399 lunaire vol 2 p 102.

- Attabaqatoul-kbra. Auteur: Moahamad ben Saad. Edition: Darou Sadir. (Pas de date de publication.) Vol. 1 p 228.

- Al-irchad .Auteur: Cheikh Moufid. Edition: Maktabou Bassirati, Qom (République islamique d’Iran.) pas de date de publication. P 30.

- Almoustadrak alasohihayn. Auteur : Al-hakim An-nichabouri. Révisé par Abdour-rahman Al-mar’achi. Edition: Daroul-marifat, l’an 1406 lunaire. Beyrouth (Liban), vol 3 p 4.

- Taarikhoul-oumamwal-moulouk. Auteur : Mohamad ben Djarir Tabari. Edition: Daaroul-qamouss al hadith. (Pas de date de publication) vol 2 p 244.

[25] Sourate 2 verset 207

[26] Voire les sources suivantes:

- Charhounahdjal-balagat. Auteur: Iben Abil-hadid. Révisé par Mohamad Aboul-fadhl Ibrahim .Edition: DaroulIhyail-koutoubl-arabiyat. Caire (Egypt.). L’an 1378 lunaire vol 13 p 262.

- Dalailoussidiq. Auteur: Mouwafar, Mouhamad Hassan. Edition: Maktabou Bassirati, Qom (République islamique d’Iran.) deuxième publication, l’an 1395 lunaire vol 2 P 80.

- Le regretté Mouzafar fut parmi les grands exégètes et les grand savants de l’école sunnite, ainsi que Tha’alabi, qandouzi, Hakim, rapporte que tous ces grands savants témoignèrent que ce verset fut révélé à propos de l’imam Ali

[27]Voire les sources suivantes:

- Al-khisal. Auteur: Mohamad ben Ali ben Babawih. Corrigé par Ali Akbar gafari. Edition: Manchourate djamiatoul-moudarissine fil-hawzatil-ilmiyat. Qom

(République islamique d’Iran.) L’an 1403 lunaire vol 2 p 560.

- Ihtidjadje .Auteur: Tabarssi. Edition : Matba’atoul-mourtadawi, Najaf

(Iraq) l’an 1350 lunaire vol 1 p 75.

[28] Al-moustadraqAlasohohayn. Auteure: AlhakimNichabouri. Arranger par Abdourrahman Al- Mar’achi. Premier édition, Bayroute (Liban). Edition: Daroul-Ma’arifat. Publier en l’an 1406 hégire, vol 3 P 14.

[29] Al-isti’ab fi Ma’arifatil-As’Hab. Auteur, Iben Abdel-bar. Premier édition, Beyrouth (Liban). Edition: Darou Ih’ya’itouratss Al-Arabi. Publier en l’an 1328 hégire vol 3, p 35.

[30] - Ceux qui ont effectué l’émigration de la Mecque vers Médine

[31] - Ceux qui ont accueillent les musulmans venant de la Mecque

[32]- Voire les références suivantes:

-Assiratou-Nabawiyat. Auteure; Iben Hicham. Réaliser par: Moustapha Assiqa, Ibrahim Albiyari, et Abdel-Hafiz chibli. Edition: Maktabatou Moustapha Al-bani Al-halabi. Caire (Egypte). Publier en l’an 1355 hégire. Tome 2, page 277. - Al-Kamil fi-tariq. Auteur: Ibn Athir. Edition; Darou Sodir, Beyrouth (Liban). Publier en l’an 1399 hégire, vol 2, p 125.

[33]-Nahjul-balagat. Auteur: Soubhi Solih. La lettre numéro 64. L’émir des croyants (Ali ben Abitalib) a abordé le même sujet dans la lettre numéro 28.

[34]-Al-Irchad. P.39. Edition, Makatabat ou Bassira. (Pas de date de publication)

[35]Al-Irchad. Auteur, Cheikh Moufid. Edition, Darou Sadir Qum (république islamique d’Iran). (Pas de date de publication)

[36]Al-Kamil fi-tariq. Auteur: IbenAthir. Edition: Darou Sodir, Beyroute (Liban). Publier en l’an 1399 hégire vol 2, p 154.

[37] Al-khisal. Corrigé par Ali AkbaGafari. Edition, Manchouratou Djamiatoul-Moudarissin fi Hawzatoul-Ilmiya. Qum. (Iran). Date de publication; 1403 hégire. P 54.

[38] Al-Kamil fi-tariq. Auteur: Iben Athir. Edition; Darou Saadir, Beyroute (Liban). Publier en l’an 1399 hégire. Tome 2, page 154

[39] CharhouNahjul-balagat. Auteur; Iben abil-hadid mis en œuvre par Mohamad Aboul-fadhle Ibrahim. Edition, Daroul-Ihya’il-moutoub Al-arabiya. Publié en l’an 1378 hégire. Vol 13, p 253.

Kawarzami rapporte dans son livre «Al-manaqib» que l’Imam Ali (AS) dans son argumentation parmi les membres consultatif a souligné cette fraternité qu’il amis en place dont la voix céleste a fait cas.

[40] Sourate 33, (les alliés) verset 8-15

[41] Waqidi expliqua la peur des musulmans en ces termes: « ils ressemblaient à ceux qui portaient des oiseaux sur leurs têtes».

Al-magawi. Auteur; Mohamad ben Oumar ben waqidi. Edition: Mouassassatoul-aalami. (Sans date de publication). Vol. 2, p 471.

[42]Charhou-Nahjul-balagat. Auteur: ibn abil-hadid. Révisé par Mohamad Aboul-fadhl Ibrahim. Edition: Darou ihyaa Al-koutoub al-arabiya, Caire (Egypte). 1ère édition an 1378 hégire, vol 13 p 248.

[43]Behar ul-Anwar. Auteur: Mohamad Baqir Majelisi. Edition: Darul-koutoub ul-Islamiyya. Téhéran (R.I.Iran). Tome 20, page 215.

[44] Al-Magazi. Auteur: Mohammad ben Oumar ben Waqidi. Edition: Mo’assassat ul-Alami, Beyrouth (Liban) vol 2 p 471.

[45]- L’évènement du duel décisif de l’imam Ali et Amr ben Abdouwad, en plus des sources précédentes ont été mentionnées dans les sources suivantes:

- Behar ul-Anwar. Edition: Darul-koutoub-ul-islamiya vol 20 p 203 -206.

- Al khisal. Révisé par Ali Akbar Gafari. Edition: Djamiatoul-moudarissine fi Hawzatoul-ilmiya. Qom (R.I. Iran).l’an 1403 hégire. P 56.

- Assiratoul-nabawiya. Revisé par Moustapha Asiqa, Ibrahim al-biyari, et Abdel-Hafizchibli. Edition : Maktabatou Moustapha Al-babi Al-Halabi. Caire (Egypte), L’an 1355hégire vol 3, p 236.

- Al-Kamil fi tarikh. Edition: Darul Sadir,Beyrouth (Liban). L’an 1399 hégire. Tome 2 Page 181.

- Al-Irchad. Edition: Maktabat ul Bassirati. Qom (R.I. Iran). P.54.

[46]-Behar ul-Anwar. Auteur: Mohamad Baqir Majelisi. Edition: Daroul-koutouboul-islamiya. Téhéran (R.I.Iran) vol 20, p 216.

[47] Al-moustadrak Alasahihayn. Révisé par Abdourahman Al-mar’achi. Edition: Daroul-marifat. Beyrouth (Liban) 1ère edition, l an 1406 hégire, vol 3, p 32.

[48] Al-istiab fi ma’arifatil-ashab.Edition: Darou Ihya’iAtorassil-arabi, Bayrout (Liban). L’an 1328 hégire. Tome 3, page 36

[49] Le chameau rouge est le plus aimé des chameaux et le plus chère

[50]Sahih Mouslim. Auteur: Mouslim ben hadjadje Al-qachiri. Edition : Makatabatou Mohamad Ali sabihi. Caire (Egypte) vol 7, p 121. Cette grande mission de l’imam Ali (AS), et la déclaration du prophète à son sujet, est mentionné dans les sources suivantes avec une petite différence :

- Assiratou Nabawiyat .auteur: Abdel-Malik ben Hicham. Révisé par Moustapha asiqa, Ibrahim al-biyari, et Abdel-hafizchibli. Edition: Maktabatou Moustapha Al-babi Al-halabi. Caire (Egypte), L’an 1355hégire vol 3, p 349.

- Al-kamil fi tarikh. Auteur: ibenAthir. Edition: Darou sadir, Beyrouth (Liban). L’an 1399 hégire vol 2, p 219.

- Al-moustadrak Alasahihayn. Auteur: Al-Hakim Nichabouri. Révisé par Abdourahman Al-mar’achi. Edition: Daroul-marifat. Beyrouth (Liban) 1ère édition, an 1406 hégire, vol 3, p 109.

- Sahihou Boukhari. Auteur: Mohamad ben Ismaël Al-boukhari. Edition: Maktabatou Abdel-hamid Ahmad Hanafi. Caire (Égypte). An 1314 hégire. Vol 5, p 18.

[51] Les quatre avertissements étaient : a- rejeter le pacte des idolâtres b- l’interdiction aux mécréants de participer aux cérémonies du pèlerinage. C- l’interdiction de faire le tour de la Ka’ba en étant nu. d- interdiction aux idolâtres d’entrée dans la sainte mosquée.

[52] Aloussi Al-bagdadi, Mahmoud, Rouhoul-mani. Deuxième édition, Beyrouth. Edition Ihyahou-tourathi Al-arabi. Tome 1 commentaire de la sourate repentir (Tawbat)

[53]L’an 11 de Hégire, jusqu’au début de la succession apparente de l’imam Ali (as) en l’an 35 de l’hégire.

[54] - Nahjoul-balagah, sermon N°3

[55] - Bahthoun mou’amaquoun haoula hayati Imam Ali (as) du professeur ja’afar soubhani p 222 rapporté de Charh Nahjoul-balagaat de Ibn hadid.

[56] - ces discours ne veulent pas dire que l’imam Ali approuvait tous les crimes commis par le régime d’Aboubakr, tel que l’assassinat deMalik Ibn Nouwayrat.

[57] - Nahjoul-balagaht, la lettre 62

[58] - CharhouNahjul-balagat. Auteur; Iben abil-hadid mis en œuvre par Mohamad Aboul-fadhle Ibrahim. Edition: Daroul-Ihya’il-moutoub Al-arabiya. Publié en l’an 1378 hégire. Tome 1, page 307.

[59] A titre d’exemple nous pouvons citer le nom de ces livres:

- Qadha’ou Amiroul-mouminin Ali ben Abithalib. Auteur: Cheikh Mohamad Taqi tistari.

- Qadhawathaay Hadhrate Ali ben Abithalib. Auteur: sayd Ismail Rasoul Zadeh.

[60] Tariq Yacoubi. Auteur: iben wadhih Yacoubi. Tome 3 page 39.

[61] Nahjoul balagat, soubhi salihi, 1ère édition, Beyrouth 1387H. Sermon 146.

Tarjomet gouyo wa fechardeyé Nahjoul balagat (en persan) par Hochtiyani, Mohamed ridha, imami, Mohamed ja’afar, 1ère publication, Qom, tome 2 page 125, sermon 146

[62] - Akamil fi Tariq. Auteur: iben Athir. Edition : Darou Sadir. Beyrouth (Liban). Tome 3, page 8.

- Tariqil-oumam wal-moulouk. Auteur: mohamad ben jarir Tabari. Edition; Daroul-qamouss Al-hadith. Tome 4, page 297.

- Al-bidayat wnihayat. Auteur: Hafiz iben Katssir, 2ème publication. Edition: Maktabatoul-ma’arif. Publié en l’an 1394 hégire. Tome 7, page 107.

[63] Al Isâba fi Tamyiz sahaba, Ibn Hajar Asqalâni, 1ère édition, Beyrouth, Dar ul Ihyâ tourath Arab, 1328 hégire, vol 2, page 509; Al isti’yâb fi ma’refatil ashâb, vol 3, page 39, Beyrouth, Dar ul Ihyâ tourath Arab, 1328 hégire.

[64] - Mouroujou zahb. Auteur: Mas’oudi. Edition: Daroul-andoloss. Beyrouth (Liban) page 346.

[65] Nahjoul-balagaht. Auteur; Soubhi Salih. Première édition, Liban.

Semons 92.

[66] - Nahjoul-balagaht. Auteur; Soubhi Salih. Première édition, Liban.

Semons 54.

[67] - Nahjoul-balagaht. Auteur; Soubhi Salih. Première édition, Liban.

Semons 229.

[68] Charhou Nahjoul-balagaht; Auteur iben Hadid. Tome 1 page 200.

[69] - dans la mise en place de cette partie, en plus des sources apportées à la note de bases de pages, nous nous sommes servi du document Bahthoun mou’amaquoun haoula hayati Imam Ali (as) du professeur Ja’afar Soubhani